Résumés des communications libres et posters du congrès SFIPP de Pau – Septembre 2007

C01 - UNE CURIEUSE PLEUROPNEUMOPATHIE GAUCHE

Kchaou I, Arioua A, Helardot P, Montagne J. Ph

Hopital Armand-Trousseau, Paris

Objectif : présenter un cas de détresse respiratoire aigu avec déglobulisation et épanchement pleural hémorragique.

Patient et méthode
 : Julie, née à terme, est âgée de 8 mois. Elle n’a pas d’antécédent particulier. Elle consulte pour geignements et pâleur. La température est à 37°5, il existe une tachycardie à 170 battements par minute. Il existe une diminution du murmure vésiculaire à la base gauche. L’enfant crache brunâtre (sang à la bandelette). Un examen tomodensitométrique du thorax est réalisé qui conclut à un kyste bronchogénique surinfecté. L’état général et respiratoire se dégrade rapidement. L’enfant est alors transféré en réanimation à Trousseau.
A son admission les examens biologiques montrent : hématies 2,43 Millions/mm3/Hb 6,6 g/l, GB 38300/mm3, CRP 125 mg/l.
Une échographie met en évidence une masse kystique à paroi épaisse, avasculaire, de la base gauche et un épanchement pleural.
La ponction de l’épanchement pleural ramène du sang pur « vieilli ».

Discussion
Le diagnostic final sera fait sur la relecture des différentes radiographies réalisées, ainsi que sur la visualisation du CD du scanner.

Conclusion
 : chez l’enfant un épanchement pleural hémorragique n’est pas une pleuropneumopathie banale.

C02 - AGENESIE PEDICULAIRE THORACIQUE MULTIPLE, UNE CAUSE RARE DE CYPHOSCOLIOSE MALFORMATIVE

Geoffray A, Béchard N, Albertario M, Leloutre B, Clément JL

Fondation Lenval, 57 avenue de la Californie, 06200, Nice

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Objectifs :
Présenter une cause rare, probablement méconnue de cyphoscoliose malformative.

Matériel et Méthode :
Nous présentons un cas de cyphoscoliose grave se manifestant dès les premiers mois de vie, secondaire à l’absence complète de pédicules vertébraux thoraciques. Les examens réalisés ont été des clichés simples de rachis de face et de profil et un examen tomodensitométrique avec reconstructions multiplanaires et 3D.

Résultats :
L’agénésie pédiculaire est une des causes de scoliose malformative souvent associée à d’autres anomalies rachidiennes, elle est le plus souvent unilatérale et limitée à un ou deux étages. Notre observation revêt un caractère inhabituel par l’étendue des anomalies (8 vertèbres) et leur bilatéralité source de défaut d’interprétation des images radiologiques. A partir de ce cas clinique, nous reverrons la genèse de cette malformation et les données de la littérature.

Conclusion :
L’agénésie pédiculaire multiple est une cause de cyphoscoliose malformative, elle doit être reconnue sur les clichés simples, la tomodensitométrie avec reconstructions en volume est très utile dans l’appréciation des lésions.

C03 - VALEUR DIAGNOSTIQUE DES EROSIONS JUXTA METAPHYSAIRES MULTIPLES CHEZ L’ENFANT

Falip C, Pluot E, Kalifa G

Service de Radiologie, hôpital Saint Vincent de Paul, 82 avenue Denfert Rochereau, 75674 Paris cedex 14

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Objectifs :
Rappeler la valeur sémiologique importante de ces images multiples d’érosions juxta métaphysaires chez l’enfant.

Matériels et méthodes :
La découverte d’érosions juxta métaphysaires multiples chez l’enfant est une éventualité assez rare. Nous avons souhaité reprendre les étiologies observées depuis trois décennies face à telles images. Classiquement elles  orientent vers trois pistes : des modifications neuro vasculaires, une atteinte inflammatoire ou une atteinte métabolique. Autrefois le premier diagnostic évoqué était celui de syphilis congénitale avec les classiques encoches de Winberger mais à l’heure actuelle la piste métabolique paraît relativement plus fréquente. L’aspect peut simuler hyperparathyroïdie mais en fait cache des affections métaboliques congénitales comme la mucolipodose de type 2 (I-Cell disease) ou  la lipogranulomatose de Farber. L’ostéo-ectasie ou Paget infantile peut parfois avoir cet aspect mais s’associe à d’autres manifestations.
Les lésions tumorales type fibromatoses multiples entraînent rarement des lésions multiples dans cette localisation.

Résultats et conclusion :
Le caractère atypique de ces images conduit à proposer un arbre diagnostique avec les gammes afférentes.

C04 - FUSION DE L’IRM SUR LES CLICHES STANDARDS : ILLUSTRATION DANS LA PATHOLOGIE OSTEO-ARTICULAIRE

Zand T., Ferey S., Spadola L., Merlini L., Anooshiravani-Dumont M., Hanquinet S.

Hôpital des Enfants, 6 rue Willy-Donzé, 1206 Genève

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Objectifs :
Déterminer la faisabilité et l’utilité de la fusion de radiographies standard avec les données IRM à travers 5 exemples de pathologies ostéo-articulaires de l’enfant.

Matériels et méthodes :
Analyse rétrospective de 5 dossiers (une cheville, un poignet, un pied, un rachis et un bassin) comprenant des radiographies, une IRM avec séquence IR +/- Gadolinium et dans un cas un CT. La fusion d’image est réalisée avec un outil de traitement d’image standard.

Résultats :
La fusion des données radiographiques et IRM crée une image composite permettant de localiser les contenus liquidiens et les prises de contraste sur une imagerie où la résolution osseuse est fine. De plus l’utilisation rigoureuse de palettes de couleurs permet la fusion de plus de deux modalités (radiographie, IR, Gadolinium, …). Au total on obtient une image synthétique, cartographie de la nature des tissus mous sur une radiographie standard, potentialisant l’interprétation.

Conclusion :
Les résultats montrent que les fusions radiographie/IRM sont aisément réalisables dans les exemples choisis. L’imagerie résultante est utile pour l’analyse des lésions et pour la transmission des données utiles aux confrères impliqués.

C05 - PRESENTATION D’UN CAS DE TUBERCULOSE RACHIDIENNE ATYPIQUE

Guissard G, Damry N, Ziereisen F, Ghassemi M,Christophe C

Hôpital Des Enfants Reine Fabiola, Service de radiologie, Av. J.J Crocq, 15 1020 Bruxelles Belgique

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Objectifs :
Montrer une forme atypique de tuberculose rachidienne.
On observe en effet une recrudescence de ces atteintes dans les pays occidentaux.

Matériels et méthodes :
Nous rapportons le cas d’une jeune fille de 14 ans présentant un torticolis évoluant depuis 3 mois.
L’apparition d’adénopathies cervicales, d’une fatigue, de sudation et d’une perte de poids entraîne une mise au point.
L’imagerie révèle outre d’importantes adénopathies cervicales nécrotiques, une atteinte vertébrale corporéale pluri-étagée (TH1-TH6-TH7-S3) et une atteinte de la base du crâne.
L’intradermo réaction  est positive ainsi que la réponse des lymphocytes T aux antigènes mycobactériens confirmant le diagnostic de tuberculose. L’anamnèse rapporte un contact avec une grand-mère tuberculeuse.
La patiente est traitée par antibiothérapie anti-tuberculeuse et immobilisation cervicale. Elle développera une luxation atloïdo-axoïdienne traitée par fixation. Son évolution est par ailleurs favorable.

Résultats :
La discussion portera sur les diagnostics différentiels évoqués dans cette présentation atypique.

Conclusion :
Le diagnostic de tuberculose vertébrale, même si elle reste rare dans nos régions, doit être évoqué devant des lésions vertébrales multiples.

C06 - CALCINOSE DISCALE IDIOPATHIQUE DE L'ENFANT : A PROPOS DE 3 CAS

Monghal C, Omumi P, Sembely-Taveau C, Sirinelli D

Service de Radiopédiatrie, CHU Clocheville 37000 TOURS

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La discopathie calcifiante de l'enfant est une pathologie rare, bénigne, de localisation cervicale le plus souvent ou dorsale. Son origine est peu connue. Sa seule complication est la migration : antérieure pour les formes cervicales ou postérieure pour les formes dorsales. L'évolution est bénigne, ne nécessitant qu'un traitement symptomatique le plus souvent

Sa découverte est souvent fortuite mais elle peut être symptomatique, c'est pourquoi il nous parait intéressant de vous rapporter 3 cas de calcinose idiopathique symptomatique chez des enfants de 7, 8 et 10 ans.

Le premier cas est une calcification discale cervicale avec migration antérieure responsable de dysphagie. Le second cas est celui d'une localisation dorsale haute avec migration postérieure responsable de complication neurologique à type de syringomyélie. Le dernier cas concerne une calcification discale dorsale avec migration postérieure découverte sur un bilan de dorsalgie.

Nous confrontons la sémiologie radiologique de ces 3 cas aux données de la littérature et nous discuterons des places respectives de la radiologie conventionnelle, du scanner et de l'IRM dans la démarche diagnostique.

C07 - I.R.M. ET CONTRÔLE DE LA REDUCTION DE LUXATION CONGENITALE DE HANCHE APRES PLATRE

Chabay C, Yaacoub El Rassi C, Rivoal E

CH de Cornouaille, Service Imagerie Médicale, 14 avenue Yves Thépot, B.P. 1757 , 29107 Quimper

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Objectifs :
Intérêt de l’IRM dans le contrôle de la réduction de luxation congénitale de hanche après pose de plâtre.

Matériel et méthodes :
21 IRM ont été réalisées chez 12 nourrissons après pose de plâtre pelvi-pédieux pour le traitement d’une luxation congénitale de hanche (pose initiale et réfection du plâtre).

Résultats :
Deux luxations non réduites sous plâtre ont été mises en évidence.

Conclusion :
L’IRM apporte des informations importantes sur les parties molles, le cartilage et l’os et permet une meilleure analyse des causes d’irréductibilité des luxations congénitales de hanches. Contrairement à la TDM, c’est un examen non irradiant, facilement reproductible chez l’enfant une fois les contraintes techniques (immobilisation, largeur du plâtre) prises en compte.

C08 - INTERET DE L’ECHOGRAPHIE DANS LES EPANCHEMENTS TRAUMATIQUES DU COUDE EN PEDIATRIE

Legrand M,  Bonnefoy O, Zuazo I , Tauzin C, Borocco A, Lippa A, Chateil JF

Services des urgences, 4 boulevard Hauterive – 64046 Pau Cedex

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Objectif
Cette étude évalue l'intérêt diagnostic de l'échographie en urgence dans les épanchements traumatiques du coude de l’enfant sans fracture visible.

Matériel et méthode
14 enfants âgés de 4 à 15 ans présentant un traumatisme du coude avec un épanchement articulaire radiographique sans fracture ont bénéficié dans les 48 H d'une échographie et d'une IRM du coude.
Le but est de corréler la présence d'une lipohémarthrose échographique à l'existence d'une fracture corticale, l'IRM permettant de différencier les fractures des contusions osseuses et des parties molles.

Résultats
6 enfants (6/14 – 43%) qui ont présenté une lipohémarthrose échographiques avaient une fracture corticale à l'IRM. Inversement les autres enfants (8/14 - 57%) ne présentaient ni lipohémarthrose échographique ni fracture corticale à l'IRM

Conclusion
L'échographie semble être un examen fiable, facilement accessible et peu coûteux pour la détection de fracture occulte du coude lorsqu'elle met en évidence une lipohemarthrose.

C09 - IRRADIATION ET MALADIES CHRONIQUES DE L'ENFANT : PRISE EN CHARGE ET REGLEMENTATION

Le Dosseur P,  Blondiaux E, Cellier C,  Eurin D,  Brasseur-Daudruy M,  Zo'o RM

Service d'Imagerie Pédiatrique et Fœtale – 1, rue de Germont 76031 Rouen Cedex

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Objectifs :
Le but de ce diaporama interactif est de présenter à des non radiologues un outil didactique permettant de mieux assimiler la nécessité de limiter les doses lors de la surveillance de maladies chroniques de l'enfant se déroulant sur plusieurs années et nécessitant des imageries itératives.

Matériels et méthodes : 
Le diaporama s'appuie sur les recommandations de la Directive Euratom 97/43 et sur différents textes législatifs publiés au Journal Officiel de 2001 à 2006. Il formule la dose, sa signification et sa présentation désormais obligatoire dans le compte rendu radiologique. Il s'appuie sur des recommandations d'experts, des conférences de consensus et des recommandations ANAES et HAS. Il a été testé au cours d'ateliers sur une quarantaine de pédiatres.

Résultat : 
Le diaporama prend la forme d'un menu comportant des boutons et liens hypertextes vers des pages ou des références. Le lecteur peut feuilleter les différents chapitres ou aller directement à la page ou à la pathologie qui l'intéresse.

Conclusion : 
Il s'agit d'un nouvel outil destiné à sensibiliser les pédiatres à l'économie d'irradiation conformément aux nouveaux textes législatifs qui imposent les principes de justification et de limitation, la transcription des doses et le respect de référentiels nationaux.

C10 - ETF DES PREMATURES NES AVANT 27 SA

Paris M, Doehring I, Gorincour G, Lacroze V, Aschero A, Desvignes C, Bourlière B, Simeoni U,
Chapon F, Pineau S, Girard N, Petit Ph.

Hôpital La Timone Service Radiologie Enfants, 64 rue St Pierre 13385 MARSEILLE Cedex 5

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Objectifs : 
Etude rétrospective des anomalies détectées à l’échographie transfontanellaire séquentielle (ETF) des prématurés, nés avant 27 SA.

Matériels et Méthodes
100 patients nés entre novembre 2004 et mai 2007, ayant eu au moins une ETF.
36 d’entre eux ont bénéficié d’une IRM, distante de 32 jours en moyenne (0 à 222) de la dernière ETF.

Résultats : 
L’âge gestationnel était de 25 SA 5 jours (23 SA 4 jours à 26 SA 6 jours) et le poids moyen de 751 g (440 g à 1090 g). 22/100 étaient issus de grossesses gémellaires ; 49 garçons et 51 filles, ayant bénéficié de 4,8 ETF en moyenne (1à 11).
51 patients présentaient des échographies normales.
16 présentaient des hémorragies sous-épendymaires isolées et 3 des hémorragies intraventriculaires sans dilatation et 1 une dilatation ventriculaire isolée.
29 patients présentaient des pathologies sévères, dont :
-    17 lésions hémorragiques : 14 intracérébrales et 6  intraventriculaires avec dilatation ventriculaire, dont 3 avaient les 2 associées;
-    12 lésions hypoxo-ischémiques: 4 leucomalacies kystiques, 3 leucomalacies périventriculaires (LPV) nodulaires, 5 des hyperéchogénicités persistantes de la substance blanche.
Discordance entre l’IRM et l’échographie pour 4/36 patients : une leucomalacie de gravité sous estimée à l’échographie et une surestimée. Deux suspicions de LPV nodulaire écartées.

Conclusion :
Taux important d’ETF normales et taux faible de lésion hypoxo-ischémique.

C11 - DECRYPTAGE DES ANOMALIES IRM DU NEURO BEHCET : A PROPOS DE DEUX CAS PEDIATRIQUES

Husson B, Nguefack S, Sariego F,Tardieu M

CHU Bicêtre, 78 rue du Général Leclerc, 94275 Le Kremlin Bicêtre Cedex

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Objectifs : décrire les anomalies IRM associées aux manifestations neurologiques de la maladie de Behçet

Matériels et méthodes : 2 garçons âgés de 11 et 15 ans ont été hospitalisés pour respectivement, hypertension intra crânienne (HTIC) et encéphalomyélite aiguë disséminée. Chacun a eu une IRM cérébrale précoce puis plusieurs examens de suivi.

Résultats : L’IRM a montré une thrombose étendue des sinus veineux cérébraux sans atteinte parenchymateuse expliquant l’ HTIC du plus jeune patient. Dix huit mois plus tard, une aphtose buccale récidivante avec des manifestions cutanées et oculaires évocatrices et une thrombose cave inférieure ont conduit au diagnostic. L’IRM initiale du second patient montrait des lésions du tronc cérébral et des noyaux gris centraux, certaines d’allure nécrotique. Les IRMs répétées du fait de méningites aseptiques avec déficits moteurs ne montraient pas de nouvelles anomalies. Le diagnostic a été affirmé après 11 mois d’évolution sur une aphtose buccale et la biopsie cérébrale.

Conclusion : La maladie de Behçet est une vascularite multisystémique d’origine inconnue. Les manifestations neurologiques survenant dans 5-30 % des cas peuvent précéder les signes cliniques considérés comme critères  diagnostiques (aphtose buccale, lésions cutanées, uvéite). Les lésions IRM sont non spécifiques mais importantes à connaître car le pronostic spontané défavorable des atteintes neurologiques peut être amélioré par un diagnostic et un traitement précoce.

C12 - INTERET DE L’ECHOGRAPHIE DANS LES DEFORMATIONS DU CRANE DU NOURRISSON

Bruneau B, Treguier C,  Landraud E, Rambeau M, Ferry M, Riffaud L, Darnault P

Service d’imagerie médicale, CHU Pontchaillou, Rennes.

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Objectifs :
Dans les déformation du squelette crânien 2 groupes s’opposent : les déformations positionnelles de plus en plus fréquentes depuis que l’on conseille de coucher les enfants sur le dos et les craniosténoses secondaires à la fermeture prématurée d’une ou plusieurs sutures. Cette étude a comme objectif de déterminer la place de l’échographie haute fréquence des sutures dans le bilan de ces déformations.

Matériel et méthodes :
20 enfants âgés de 2 jours à 22 mois (moyenne d’âge : 5 mois) présentant une déformation du crâne ont été inclus dans cette étude prospective: 11 plagiocéphalies, 7 scaphocéphalies, une brachycéphalie et une trigonocéphalie. Tous ont bénéficié d’une échographie haute fréquence et de radiographies du crâne avec étude systématique des sutures lambdoïdes, coronales, sagittale et métopique. Un scanner a été réalisé chez 12 enfants.

Résultats :
L’échographie a permis un diagnostic correct chez tous les patients : 8 craniosténoses (4 synostoses sagittales, 1 synostose bi-coronale, 1 synostose métopique et 1 synostose complexe) et 12 examens normaux (plagiocéphalie positionnelle).

Conclusion :
Chez le nourrisson de moins d’un an l’échographie haute fréquence des sutures peut être proposée comme l’examen d’imagerie de 1ère intention dans les déformations du crâne.

C13 - VALIDITÉ DE L’ATLAS DE GREULICH ET PYLE APPLIQUÉ À UNE POPULATION ACTUELLE

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Chaumoitre K, Lamtali S, Baali A, Colavolpe N, Garel L, Dutour O, Boëtsch G, Léonetti G, Panuel M

Sce d’Imagerie Médicale - Hopital Nord, Chemin des Bourrellys 13915 Marseille cedex 20

kathi[email protected]

Objectifs: 
Vérification de la validité de l’Atlas de Greulich et Pyle (GP) appliqué à une population contemporaine constituée de 3 échantillons d’origine géographique différentes.

Matériels et méthodes : 
Estimation de l’Age Osseux (AO) par l’Atlas de GP de 3 échantillons composés de 1372 enfants français (âgés de 0,4 à 19,7 ans, moy 9,7 ans) ; de 645 enfants marocains (âgés de 6,6 à 21 ans, moy 14 ans) et de 263 enfants québécois (âgés de 0 à 19 ans, moy 10,6 ans). Tous les enfants avaient un Age Civil (AC) connu.

Résultats : 
Bonne reproductibilité intra et inter observateur du GP. Bonne estimation de l’AO pour l’échantillon français (moyenne AO-AC = 0,02 ans) et l’échantillon québécois (moyenne AO-AC = 0,17 ans). Retard de maturation de l’échantillon marocain prédominant chez les garçons (moyenne AO-AC = -0,6 ans). Meilleure corrélation entre l’AO et l’AC dans les populations française et québécoise (r>0,93) que dans l’échantillon marocain (r=0,77). Grande variabilité individuelle (écart-type allant de 1 à 1,3 an).

Conclusion: 
L’atlas de GP, méthode de référence datant des années 1950, est toujours adapté à une population contemporaine surtout de niveau socio-économique élevé. Son utilisation dans un cadre médico-légal doit intégrer la variabilité individuelle, source d’imprécision incompressible.

C14 - TUMEURS VASCULAIRES DES MEMBRES CHEZ LE FŒTUS, A PROPOS DE 3 CAS

Cassart M, Ferry M, Regnard C, Donner C, Tecco L, Avni F

Service de radiologie, Hôpital Erasme, 808 route de Lennik, 1070 Bruxelles, Belgique

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Objectifs: Les tumeurs vasculaires des membres sont rares chez le foetus. Leur pronostic est souvent favorable mais l’évolution peut être fatale. Les buts de cette présentation sont d’en illustrer les aspects iconographiques et de préciser les modalités de prise en charge diagnostique et thérapeutique.

Matériels et méthodes: Nous rapportons 3 cas de foetus porteurs d’une masse des tissus mous des membres. Nous les avons suivi par US et avons établi un bilan d’extension de la lésion par IRM. Le diagnostic final a été confirmé en post natal (n=2) et à l’autopsie (n=1) respectivement sur l’aspect macroscopique et histologique de la lésion.

Résultats :  Les lésions ont été diagnostiquées entre 22 et 33 SA. Dans 2 cas, la grossesse a été menée à terme et la lésion traitée en post natal sans complication majeure. Dans 1 cas, la lésion  a été responsable d’une décompensation cardiaque fœtale menant à l’interruption de la grossesse. Le diagnostic final a été celui d’hémangiome.

Conclusion : Les tumeurs des tissus mous bien que rares sont facilement accessibles au diagnostic anténatal d’autant plus si elles sont de grande taille. L’évolution de ces lésions est variable. Tout signe de décompensation cardiaque ou d’anémie fœtale doit engendrer une réponse thérapeutique immédiate.

C15 - URO IRM, GADOLINIUM ET NSF EN PEDIATRIE

Claudon M, Mandry D

Nancy

Nous avons eu une réunion du conseil scientifique du projet STIC Uro-IRM fonctionnelle et avons discuté de l attitude à adopter en ce qui concerne les chélates de Gd, notamment chez l enfant. Après une longue discussion, contact téléphonique avec Alain Prigent, notre attitude en ce qui concerne le protocole en cours est la suivante :

1)       l'étude uro-IRM est poursuivie, car répondant aux recommandations de l AFSSAPS et la SFR.

2)      Des précautions essentielles sont à réaffirmer dans le cadre du protocole :

  • Dosage préalable de la créatinémie obligatoire
  • Exclusion des enfants avec un DFG < 30 mL/min/1,73 m2
  • Utilisation des agents les plus stables (macrolides, en particulier le Dotarem qui est de surcroît autorisé chez l enfant)
  •  En cas de réinjection (temps vasculaire final), ne pas dépasser la dose simple (donc en pratique 2 injections de ½ dose).

3)      Mention des accidents de type NSF dans le formulaire d information (à faire valider par le CPP).

4)      Recueil des éventuels évènements indésirables graves sur 1 an (et non 48 h comme précédemment).

Les radiopédiatres présents souhaitent cependant que la SFIPP se prononce rapidement sur des recommandations en pratique clinique courante. Ils pensent que le congrès de Pau qui doit se tenir mi-septembre serait une bonne occasion pour en parler et si possible, arrêter une position.

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C16 - PRISE EN CHARGE DES TRAUMATISMES FERMES DE L’ABDOMEN CHEZ L’ENFANT

Sahnoun M*, Louati H*, Douira W*, Sayed M*, Nouira F, Ghorbel S, Chaouachi B, Bellagha I*

Service de Radiopédiatrie*, Service de Chirurgie B, Hôpital d’enfant – Tunis

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Introduction :
La prise en charge des traumatismes fermés de l’abdomen (TFA) de l’enfant a considérablement évolué grâce au progrès de l’imagerie, et à une attitude thérapeutique de plus en plus conservatrice. Le but de ce travail est d’étudier de façon rétrospective la prise en charge diagnostique et thérapeutique des enfants victimes d’un TFA.

Matériels et méthodes :
Sur une période de quatre ans, 140 enfants ont été hospitalisés pour un TFA. La moyenne d’âge était de 7 ans avec une prédominance masculine (61,4 %). Les circonstances de l’accident ont été principalement les accidents de la voie publique dans 69,3 % et les chutes dans 22,9 %. Tous les patients ont bénéficié d’un cliché d’abdomen sans préparation et d’une échographie abdominale couplée le plus souvent à un doppler des artères rénales, et parfois un examen tomodensitométrique avec injection de produit de contraste. Le traitement était de principe non opératoire, sauf en cas d’instabilité hémodynamique.

Résultats : 
Sur 140 TFA, 110 étaient bénins et 30 présentaient une ou plusieurs lésions viscérales intra-abdominales. Le diagnostic initial précis des lésions a été possible dans 28 cas, grâce à l’échographie abdominale chez 26 enfants, et à l’examen tomodensitométrique chez  2 patients. Deux enfants ont eu un retard diagnostic de 1 et de 4 jours et dont le contrôle échographique a permis de poser le diagnostic.
25 enfants ont bénéficié d’un traitement conservateur. Deux enfants, dont l’échographie initiale a objectivé des lésions viscérales, ont été opérés en urgence pour instabilité de l’état hémodynamique, et  trois autres de manière différée après examen tomodensitométrique (lésion biliaire, pancréatique, rénale).
Cinq enfants sur 30 (16,7 %) ont nécessité une transfusion sanguine, dont un seul a bénéficié d’un examen tomodensitométrique pour confirmer la lésion viscérale. La durée d’hospitalisation était en moyenne de 13 jours. Aucun décès rattaché au traumatisme abdominal n’est survenu.

Conclusion : 
Les traumatismes fermés de l’abdomen avec lésion viscérale ne représentent qu’un nombre limité de cas. L’échographie paraît suffisamment sensible, sans augmenter la morbidité et la mortalité en cas de lésion passée inaperçue. Au moindre doute, un examen TDM dont la sensibilité est supérieure est indiqué. Le traitement est en général conservateur.

Mots clés : Traumatismes abdominaux, TDM, Echographie

C17 - COMPLICATIONS VASCULAIRES ET BILIAIRES DES TRAUMATISMES HÉPATIQUES FERMÉS DE L’ENFANT : 3 CAS

Jolibert M, Chaumoitre K, Varoquaux A, Desjeux A, Merrot T, Thomachot L, Panuel M

Hopital Nord – CHU Marseille

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Objectifs :
A propos de 3 cas de complications vasculaires et/ou biliaires après traumatisme fermé de l’abdomen, revue de la littérature.

Matériels et méthodes :
Sur une période de 3 ans, quinze traumatismes hépatiques pédiatriques (âge : 2-15 ans, moy 8 ans) ont été explorés par imagerie, échographie initiale et scanner, et ont bénéficié d’un traitement conservateur avec évolution simple dans 12 cas. Dans 3 cas, des complications particulières ont été observées.

Résultats :
Un patient de 13 ans, porteur d’une fracture hépatique passant par la bifurcation porte, a présenté une fuite biliaire, traitée par endoprothèse avec sténose séquellaire lors du suivi. Un patient de 3 ans a présenté une fistule artérioportale, diagnostiquée à J7 en échographie et confirmée par scanner, spontanément résolutive en 10j. Le dernier cas âgé de 12 ans a présenté à J10 un faux anévrysme rompu d’une artère hépatique segmentaire qui a été embolisé puis une fuite biliaire à J15 traitée par endoprothèse et drainage percutané des biliomes.

Conclusion : 
Les lésions biliaires et vasculaires dans ce contexte sont rares et souvent retardées. Le suivi échographique doit être particulièrement attentif. La prise en charge thérapeutique doit reposer sur une approche multidisciplinaire et savoir s’appuyer sur l’imagerie interventionnelle.

C18 - SYNDROME DE BUDD-CHIARI TRAITÉ PAR MISE EN PLACE D'UN TIPS CHEZ UNE ENFANT

Franchi-Abella S,  Sibert A, Hermeziu B, Jacquemin E, Garel C, Pariente D

Service de radiopédiatrie, CHU de Bicêtre, 78 avenue du général Leclerc 94275 Le Kremlin-Bicêtre Cedex

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Objectif
Rapporter la prise en charge d'un syndrome de Budd-Chiari par  mise en place d'un TIPS (Transjugular Intra-hepatic Porto-systemic Shunt) chez une enfant de 7 ans

Cas rapporté: 
Fille de 7 ans présentant depuis 2 mois des douleurs abdominales avec altération de l'état général. Exacerbation secondaire des douleurs avec apparition de vomissements. L'écho-doppler met en évidence une ascite avec thrombose veineuse sus-hépatique. Le bilan étiologique conclut à une thrombose veineuse sus-hépatique secondaire à une thrombocytémie essentielle. L'enfant est transférée dans notre établissement. Echec du traitement anti-coagulant. Echec des tentatives de désobstruction radiologique des VSH. Mise en place par voie radiologique d'une prothèse couverte entre la branche porte droite et la veine cave inférieure (TIPS) avec efficacité clinique très rapide: disparition de l'ascite, rapide amélioration de l'état général avec reprise d'une vie normale en quelques semaines. Le recul est actuellement de 8 mois sans complication depuis la procédure

Ce cas clinique sera l'occasion de faire quelques rappels sur le syndrome de Budd-Chiari, son bilan radiologique et de discuter des alternatives thérapeutiques.

C19 - TUMEUR DU COL UTERIN : UNE FORME RARE DE RECIDIVE DE LEUCEMIE. A PROPOS D’UN CAS

Fournol M, Geoffray A, Boyer C, Leroux C, Deville A, Kurzenne JY

Fondation Lenval, 57 avenue de la Californie, 06200, Nice.

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Objectifs :
Montrer une localisation rare au col utérin  de récidive de leucose.

Matériel et Méthode :
Nous rapportons l’observation d’une jeune fille de 16 ans aux antécédents de leucémie aiguë lymphoblastique en rémission depuis 5 ans. L’imagerie (échographie et IRM) met en évidence une volumineuse masse pelvienne développée aux dépens du col utérin. Le reste du bilan est normal. La biopsie retrouve une infiltration blastique, confirmant une rechute de la leucose. La jeune fille est actuellement traitée par chimiothérapie avec une évolution favorable.

Résultats :
Les rechutes extramédullaires des leucoses sont le plus souvent  testiculaires ou méningées, la possibilité de localisation utérine est peu connue. Nous présenterons notre cas clinique et une revue de la littérature.

Conclusion :
La localisation utérine est une des localisations possibles de récidive de leucose chez la jeune fille.

C20 - LA STENOSE DES VEINES PULMONAIRES, UNE PATHOLOGIE MECONNUE

Ifergan J, Métais JP, Sirinelli D

CHU Tours

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Les retours veineux pulmonaires anormaux (RVPA) comptent parmi les anomalies veineuses pulmonaires familières des radiopédiatres.
Beaucoup plus rare et appelant un pronostic plus sombre, la sténose des veines pulmonaires (SVP), est une maladie encore male connue.
Son bilan est établi à partir d’un angioscanner ou d’un angioIRM.
Son pronostic est liéé à l’HTAP, conditionné par le degré de sténose, le nombre et la bilatéralité des lésions.
Elle doit être évoquée devant un RVPA partiel suspecté à l’échographie.
Nous vous rapportons ici les cas de 2 patients significatifs : l’un asymptomatique présentant une SVP focale, l’autre symptomatique présentant une sténose bilatérale.

C21 - METAPHYSES HYPER ECHOGENES EN PRENATAL : NOUVEAU SIGNE D’HYPOPHOSPHATASIE ?

Brasseur-Daudruy M, Ickowicz V, Degré S, Le Goupils E, Le Dosseur P, Eurin D

Service d'Imagerie Pédiatrique et Fœtale  - 1, rue de Germont 76031 Rouen cedex

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Objectif : Présenter un cas d’hypophosphatasie avec un aspect échographique très particulier des métaphyses des os longs.

Matériel et méthode : Il s’agit d’un fœtus issu d’un couple doublement consanguin exploré  à 29 semaines en échographie puis en scanner volumique avec reconstructions tridimensionnelles pour mise en évidence  d’os courts à 23 semaines (la recherche de FGFR3  étant négative).

Résultat : Le bilan échographique a mis en évidence des membres très courts, une déminéralisation sévère de la voûte et une raideur rachidienne. Les diaphyses semblaient normales alors que les épiphyses étaient franchement hyper échogènes, sans ombre acoustique. On ne mettait pas en évidence de fracture ou de déformation osseuse. Le scanner  a révélé un aspect irrégulier, fourchu des métaphyses des os longs et une scoliose secondaire à la présence de deux hémi vertèbres. Le diagnostic d’hypophosphatasie de forme léthale semblant le plus probable, l’interruption médicale de grossesse a été proposée et refusée par les parents. L’enfant née à terme est décédée à 40 minutes de vie. L’analyse génétique a confirmé le diagnostic (mutation homozygote pour le gène de la phosphatase alcaline).

Conclusion : A notre connaissance, cet aspect  hyper échogène des métaphyses n’a jamais été décrit et traduit l’anomalie de minéralisation métaphysaire spécifique de cette pathologie.

C22 - PERSISTANCE DU VITRÉ PRIMITIF (PVP) : QU’APPORTE LE RADIOPÉDIATRE ?

Tréguier C, Bruneau B, Rambeau M, Darnault P, Ferry M, Derieux L

FIMP  -  CHU Pontchaillou  -  Rennes

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Objectif
La PVP  , malformation oculaire  rare , est la persistance de la vascularisation fœtale suspectée devant une  cataracte , une  leucocorie  , une microphtalmie , un strabisme. L’objectif est d’évaluer l’intérêt  de l’imagerie du PVP  et de le corréler  au diagnostic chirurgical et au suivi thérapeutique.

 Patients et Méthodes 
11 enfants  référés à  l’ophtalmopédiatre  ont bénéficié en première intention d’une échographie par un radio-pédiatre avec une sonde de haute fréquence (5 – 12 Mhz ). Une imagerie complémentaire est réalisée : ( TDM : 4 cas , IRM : 3 cas ).

Résultats
Le diagnostic de  PVP typique est  affirmé  dans 4 cas   . Chez 5 enfants la PVP est compliquée de décollement de rétine , d’une microphtalmie , d’hémorragie  du vitré primitif . Dans 3 cas ,   l’échographie retrouve  la présence d’un ligament  avasculaire de Cloquet . Dans 1 cas la PVP est associée à une dysplasie du corps calleux .
Le  traitement chirurgical  - Fondation Rothschild Paris -   a associé  chez 5 enfants une phakoaspiration, une section de brides  fibro-vasculaires ,  une vitrectomie antérieure  la  mise en place d’un implant de chambre postérieure  avec  3 bons résultats fonctionnels et  2 résultats  moyens .  Dans  1 cas une prothèse pour expansion est mise en place.

Conclusion 

L’imagerie a un rôle diagnostic majeur  et oriente vers une  chirurgie en milieu spécialisé. Elle  a un rôle pronostic car elle  reconnaît les formes compliquées . Elle permet d’éliminer un rétinoblastome ..  Un diagnostic précoce et une prise en charge ophtalmopédiatrique  sont seuls garants du bon résultat fonctionnel ultérieur.

Bibliographie 
Persistance et hyperplasie du vitré primitif : étude rétrospective
O . Roche , C. Orsaud , F. Beby , F. Keita Sylla , L. Allali , JL. Dufier
J. Fr .Optalmol , 2007 ; 30 , 5 , 483- 491

C23 - DIAGNOSTIC ANTENATAL ET SUIVI POST-NATAL D’HEMANGIOMES CONGENITAUX DU SCALP DE TYPE RICH

Elia D (1), Garel C (1), Soupre V (2), Oury JF (3), Enjolras O (2), Guibaud L (4,5)

1 : Radiologie et 2 : Chirurgie maxillo-faciale, Hôpital Armand-Trousseau, Paris, 3 : Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Robert-Debré, Paris, 4 : Imagerie pédiatrique et fœtale, Lyon, 5 : Consultation multidisciplinaire lyonnaise des angiomes

Objectif 
Rapporter deux observations d’hémangiome congénitaux du scalp de type RICH de diagnostic prénatal en soulignant un signe échographique évocateur et en précisant les diagnostics différentiels.

Matériel et méthode
Dans les 2 cas, la lésion a été dépistée en échographie. Le diagnostic a été évoqué en anténatal sur les données échographiques et IRM et confirmé par le suivi radio-clinique post-natal.

Résultat
Les deux lésions ont été dépistées au 3ème trimestre (33 et 34 SA). L’une était occipitale hétérogène, l’autre était frontale hétérogène, toutes deux richement vasculaires. Une fine ligne en continuité avec la voûte du crâne suggérait une origine sous-périostée. La lésion était en hypersignal T2 homogène, s’associant dans un cas à un méplat de la voûte du crâne et dans l’autre à une dépression de celle-ci. Le suivi échographique montrait la stabilité de la lésion. En post-natal, l’aspect échographique était superposable aux données prénatales. Dans un cas, les données IRM et TDM étaient typiques d’un hémangiome avec une extension à la table osseuse. Dans les deux cas, l’involution totale sur quelques mois permettait de poser définitivement le diagnostic de RICH.
Le diagnostic différentiel avec l’hémangiome infantile, le fibrosarcome congénital et le rhabdomyosarcome est discuté.

Conclusion
Le diagnostic prénatal des hémangiomes congénitaux de type RICH est rare. Dans cette localisation classique à la voûte du crâne, nous soulignons un signe évocateur du diagnostic et de sa potentielle origine sous-périostée.

C24 - SYNDROME DU PETIT COLON GAUCHE ET NEUROLEPTIQUES. À PROPOS DE 2 CAS

Arioua A (1), Balu M (1), Auber F (2), Ross-Cerdan L (1), Ducou le Pointe H (1)

(1)  Service de radiologie (2) Service de chirurgie viscérale, Hôpital d’Enfants Armand Trousseau - Paris

Objectif : Rapporter deux cas d’association  de syndrome du petit colon gauche et de prise maternelle de neuroleptiques.

Matériel et méthode : Deux nouveau-nés à terme (A : 38 SA et B : 40 SA) nés de  mères psychotiques, non diabétiques, traitées respectivement par Chlopromazine (A) et Clozapine (B) ont été explorés par lavement opaque aux hydrosolubles pour syndrome occlusif à J1 (B) et à J2 (A). Une biopsie rectale (B) et un dosage sérique de Clozapine (B) ont été effectués.

Résultats :
 Le lavement opaque a montré dans les deux cas une disparité de calibre au niveau de l’angle colique gauche. La biopsie rectale était normale. Le taux sérique de Clozapine était de 103 ng/ml. L’évolution clinique a été rapidement favorable chez les deux enfants permettant de porter le diagnostic de syndrome du petit colon gauche.
Le rôle des neuroleptiques dans le syndrome du petit colon gauche n’a été évoqué que dans une publication (Richardson 1980). Les neuroleptiques atypiques semblent également responsables de ce syndrome. Le taux sérique toxique chez le nouveau-né n’est pas connu.

Conclusion 
: La prise de neuroleptiques chez la mère peut être responsable chez le nouveau-né d’un syndrome du colon petit gauche.

C25 - L'ECHOGRAPHIE DE PREMIERE INTENTION DANS LA STENOSE POST-ENTEROCOLITIQUE

Couture A, Baud C, Prodhomme O, Saguintaah M, Veyrac C

Service de Radiologie Pédiatrique, Hôpital Arnaud-de-Villeneuve, 371 ave Doyen Gaston Giraud, 34295 MONTPELLIER CEDEX 5

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Objectifs
Le dépistage prospectif par le lavement opaque de la sténose post-entérocolitique est au centre de nombreuses controverses. Le but de ce travail est de démontrer que l'échographie première représente une alternative efficace.

Matériels et méthodes
L'étude porte sur 16 nourrissons dont l'entérocolite initiale est chirurgicale dans 5 cas et de traitement médical dans 11 cas. Le diagnostic des sténoses post-entérocolitiques est posé entre 13 et 105 jours après l'entérocolite par l'utilisation conjointe d'une exploration échographique et d'un lavement opaque. L'échographie est réalisée en première intention dans 13 cas (traitement médical 11 cas, stomie 2 cas) et le lavement opaque en première intention dans 3 cas (stomie 3 cas). Dans les 11 cas de traitement médical, la sténose est asymptomatique 4 fois et le tableau clinique est occlusif dans 7 cas.

Résultats
Il existe 23 sténoses avec une localisation prédominant au niveau du côlon gauche (13 cas) : 9 cas de sténose simple et 7 cas de sténose double.
L'échographie affirme le diagnostic 21 fois et méconnaît 2 sténoses dans 2 cas de sténose double.
Le lavement opaque confirme (ou affirme) le diagnostic 21 fois et méconnaît 2 sténoses.
L'association US-opacification colique est diagnostique dans tous les cas.

Conclusion
L'échographie constitue une alternative intéressante dans le diagnostic d'une sténose post-entérocolitique et ses avantages sont évidents: possibilités d'images à cadence rapprochée, diagnostic fiable, évaluation du stade évolutif inflammatoire ou fibreux.

P01 - POSTERS DE L'EXPOSITION SCIENTIFIQUE SFIPP PAU

PSEUDO TUMEUR INFLAMMATOIRE DU SIGMOIDE 

Boulos R, Levesque M, Faye N, Sassi R, Baccar L, Dion E
Service de radiologie , hôpital Louis Mourier, 178 rue des renouillers, 92700 Colombes
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Objectifs: la pseudo-tumeur inflammatoire est une lésion bénigne, plus fréquente chez les enfants que chez l’adulte. L’étiopathogénie reste inconnue. On évoque le rôle d’agents infectieux ou de séquelles post traumatiques. Fréquente au niveau pulmonaire, la localisation sigmoidienne n’a jamais été décrite.

Patients et méthodes:
 enfant âgée de 6 ans se plaint de  douleur abdominale avec fatigue. L’examen clinique retrouve une masse abdominale . Le bilan biologique est normal. Une échographie montre une masse abdomino pelvienne bien limitée, échogène. La  lésion est hypodense en TDM  sans injection de produit de contraste, refoulant la vessie et les structures digestives avec rehaussement hétérogène au temps portal et un rehaussement tardif.

Résultats:  l’étude histologique de la lésion se développant au dépens de la musculeuse  sigmoidienne  retrouve une prolifération de plasmocytes, de cellules inflammatoires et de fibroblastes en faveur d’une pseudo- tumeur inflammatoire.

Conclusion:
 la pseudo- tumeur inflammatoire est un diagnostic différentiel à évoquer devant une masse abdominale chez l’enfant.


PERFORATION IDIOPATHIQUE DES VOIES BILIAIRES CHEZ L’ENFANT. A PROPOS D’UN CAS
R  Khemakhem ,  T  Chouikh ,  H  Louati* , S  Ghorbel , H  Rahay , I Bellagha*, B  Chaouachi
Service de Chirurgie pédiatrique «  B »; Service de radiologie *Hôpital d’Enfants de Tunis
service de chirurgie pédiatrique « B » , Hôpital d’enfants Tunis , Place Bab Saadoun , 1007 Tunis , Tunisie
Email : [email protected]

Objectifs 
La perforation idiopathique des voies biliaires est une affection rare chez les enfants qui malgré les progrès de l’imagerie, le diagnostic est dans plupart des cas fait en peropératoire.

Materiel et méthode
Nous rapportons l’observation d’un nourrisson  de 21 jours qui présente un ictère cutanéo-muqueux généralisée retentionnel, dont les explorations radiologiques préopératoires  évoquent un kyste du cholédoque associé à une dilatation du canal cystique et des voies biliaires intra-hépatiques.

Résultats 
En peropératoire, il a été découvert des stigmates de perforation de la voie biliaire et la cholangiographie  peropératoire  montre l’extravasation   du produit de contraste au niveau de la jonction cystique cholédoque.
La libération des adhérences a permis de découvrir une formation kystique biliaire comprimant la VBP, en rapport avec une perforation de 5 mm de diamètre en regard de l’abouchement du cystique.
Une cholécystectomie a été réalisée avec suture de la perforation sur un drain de Kehr avec des suites simples.

Conclusion 
A partir de cette observation et après revue de la littérature, les auteurs rappellent les particularités cliniques, radiologiques et thérapeutiques de cette affection et discutent les hypothèses pathogéniques.


KYSTE HYDATIQUE DU REIN OUVERT DANS LA VOIE EXCRETRICE A PROPOS D’UNE OBSERVATION
Chouikh T, Khemakhem  R  , ٭Douira W, Ghorbels , Charieg A,  Rahay H , ٭Bellagha  I ., Chaouachi  B
Service de Chirurgie Pédiatrique “B”, ٭Service de Radiologie Pédiatrique,  Hôpital d’Enfant de Tunis
service de chirurgie pédiatrique « B » , Hôpital d’enfants Tunis , Place Bab Saadoun , 1007 Tunis , Tunisie
[email protected]

Objectif
La localisation rénale du kyste hydatique est rare (5% des cas) généralement secondaires associée à d’autres localisations   le plus souvent de découverte fortuite,   se complique rarement de rupture dans les voies excrétrices.
Sur une série de 276 kystes hydatiques intra-péritonéaux, seulement 10 kystes du rein ont été rencontrés, dont deux isolés.

Matériel et méthode
Nous rapportons le cas  d’une fille de 10 ans, qui à l’occasion d’un épisode de douleurs abdominales fébriles associées à des brûlures mictionnelles a bénéficié d’une échographie abdominale qui a suspecté le diagnostic de kyste hydatique du rein.

Résultats
L’examen clinique a noté une fièvre à 39°, une sensibilité du flanc gauche et une douleur à l’ébranlement lombaire gauche l’ECBU est revenu négatif.
L’échographie rénale a montré un rein gauche augmenté de taille, siège au niveau de son pôle supérieur d’une formation échogène hétérogène renfermant des structures serpigineuses non vascularisées avec des voies urinaires hautes homolatérales dilatées faisant évoquer un kyste hydatique rénal.
Un complément IRM a été réalisé confirmant le diagnostic de kyste hydatique du rein gauche ouvert dans les voies excrétrices.
L’exploration chirurgicale a permis l’extraction de la membrane proligère avec réparation de la voie excrétrice sur sonde de néphrostomie.
Les suites opératoires ont été simples.

Conclusion
Les aspects épidémiologiques, radiologiques et thérapeutiques de cette localisation rare de l’hydatidose abdominale et leur évolution sont étudiés à la lumière de cette observation et des donnés de la littérature.


 PLEURESIES PURULENTES  DE L’ENFANT : ASPECTS RADIOLOGIQUES ET THERAPEUTIQUES, ETUDE RETROSPECTIVE DE 62 CAS
R Khemakhem; T Chouikh; A Boukedi ; *W Douira, S Ghorbel ; F Nouira ; S Jlidi ; *I Bellagha ; B Chaouachi .
Service de Chirurgie pédiatrique «  B »; *Service de Radiologie pédiatrique  Hôpital d’Enfant de Tunis
Service de chirurgie pédiatrique « B » , Hôpital d’enfants Tunis , Place Bab Saadoun , 1007 Tunis , Tunisie
[email protected]


But :
  Etudier les aspects radiologiques , la prise en charge thérapeutiques des pleuro pneumopathies bactériennes de l’enfant.14

Matériel et méthodes :

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 62 cas de pleuro pneumopathie pris en charge aux différents services de pédiatrie et au service de chirurgie B de l’hôpital d’enfants de Tunis entre 1999 et 2006.

Résultats : 
La  moyenne d’âge est de 4,5 ans (60jours et 13 ans)
Le poumon droit était touché par la pleurésie chez (33P) soit 53,2 % des cas, le poumon gauche dans (29P) 46,8 % des cas
Tous nos patients ont été explorés par une radiographie du thorax de face et de profil qui a permis de classer l’épanchement en épanchement de grande abondance dans (12cas) 19,3 % des cas, de moyenne abondance dans (13cas) 20,9 % des cas  et de faible  abondance dans (37cas) 59,6 % des cas.
39 patients ont bénéficié d’une échographie thoracique qui a permis d’objectiver un épanchement cloisonné dans 19 cas et libre dans 20 cas. Un foyer de pneumopathie associé a été objectivé dans 14 cas
22 patients (soit 35,4 % des patients) ont nécessité la mise en place d’un drain thoracique  en moyenne 4 jours après l’admission (J0 à J17) soit à l’aveugle (10cas), soit après repérage échographique (9cas) soit sous thoracoscopie (3 cas) , alors que 40 patients n’ont pas été drainés (soit 64,6%) ; la durée moyenne du drainage est de 7 jours.
L’apyrexie a été obtenue au bout de 5 jours pour les patients non drainés et après 3 jours de la pose d’un drain thoracique pour le restant des patients.
La durée moyenne d’hospitalisation des patients non drainés est de 13 jours, alors qu’elle était de 18 jours pour les patients drainés
La normalisation des images radiologiques s’est faite en moyenne au bout de 31 jours pour les patients non drainés et de 38 jours pour le patients ayant nécessité un drainage.

Conclusion :
Malgré que le drainage thoracique abrège le délai d’apyrexie, il ne semble pas améliorer de façon significative l’évolution des pleuro-pneumopathies bactériennes de l’enfant. De ce fait il n’est plus réalisé de façon systématique et de plus en plus réservé aux formes mal tolérés sur le plan respiratoire ( signes de lutte respiratoire ) ou infectieux (état septique mal contrôlé).
L’abondance de l’épanchement n’est plus à elle seule un critère de drainage.


IMAGERIE DU RHABDOMYOSARCOME ORBITAIRE DE L’ENFANT: A PROPOS DE 4 CAS
Dbébria H*, Douira-Khomsi W*, Kchaou I*, Louati H*, Bhouri L**, Sayed M *, Bouguila H**, Oubich F***, Hammou A*, Bellagha I*
*Service radiologie, Hôpital d’Enfants de Tunis
**Service d’Ophtalmologie, Institut Hédi Raies de Tunis.
*** Service de pédiatrie 3ème étage, Hôpital d’Enfants de Tunis
[email protected]

Objectifs : Préciser l’apport de l’imagerie dans le diagnostic positif et le bilan d’extension des rhabdomyosarcomes (RMS) orbitaires de l’enfant.

Matériels et méthodes :
Nous avons colligé les tumeurs primitives orbitaires chez l’enfant depuis 10 ans avec preuve histologique certaine. Ont été retrouvées 4 cas de RMS orbitaires chez  2 filles et 2 garçons, âgés de 18 mois à 6 ans. Ces enfants ont tous consulté pour une exophtalmie rapidement évolutive associée à une tuméfaction palpébrale dans un cas, à un ptosis unilatéral dans un cas et à des signes inflammatoires locaux dans deux cas. Les quatre patients ont été explorés par une échographie orbitaire première, complétée par une TDM dans deux cas et par une IRM orbito cérébrale dans tous les cas.

 Résultats :
L’échographie orbitaire, a montré une masse tissulaire retro-oculaire mal limitée, d'échostructure hétérogène et vascularisée au doppler dans tous les cas.
Le scanner orbitaire a objectivé dans les deux cas où il a été fait une masse orbitaire isodense aux muscles oculomoteurs, prenant naissance dans la graisse intra et extra conique au contact du muscle droit interne et n'entraînant pas de lyse osseuse en regard.
En IRM, la tumeur était  en isosignal T1 par rapport aux muscles, hypersignal T2 avec un rehaussement intense et homogène après injection de gadolinium dans tous les cas. Elle était aux dépens d'un muscle oculomoteur dans trois cas avec visualisation d'une composante hémorragique intra tumorale dans un cas. Une lyse des parois de l’orbite avec envahissement  de la fosse temporale externe homolatérale, des fosses nasales et du sinus maxillaire a été notée dans deux cas. Aucune extension endocrânienne n’a pas été notée dans tous les cas.
Une biopsie a été réalisée chez les quatre patients dont l'étude anatomopathologique a confirmé le diagnostic de RMS embryonnaire dans tous les cas.
Des IRM de contrôle ont été réalisé à des délais différents après la cure de chimiothérapie. Celles-ci notaient une régression partielle de la masse dans deux cas, une extension locale dans un cas et une régression totale dans un autre cas.

Conclusion :
Bien qu’il soit rare,  le RMS est la tumeur orbitaire maligne primitive la plus fréquente chez l'enfant. L’imagerie occupe une place prépondérante dans sa prise en charge. Elle permet d’orienter  le diagnostic, d'établir l'agressivité de la tumeur et son bilan d'extension. Sous traitement, elle permet d'évaluer la réponse et de détecter une récidive locale.


APPORT DE L’IMAGERIE DANS L’ECHINOCOCCOSE VERTEBRALE : A propos d’un cas pédiatrique
Mahjoub M*,Sayed M*,Louati H*,Douira W*,Smida M**,Ben Ghachem M**,Bellagha I*
*Service de radiologie – Hôpital d’Enfants de Tunis - Tunisie
**Service d’Orthopédie – Hôpital d’Enfants de Tunis – Tunisie
[email protected]

Objectifs :
Préciser l’apport de l’imagerie dans le diagnostic de l’hydatidose vertébrale.

Matériels et méthodes :
Nous rapportons une observation d’hydatidose vertébrale chez un garçon âgé de 14 ans qui, à la suite d’une chute de sa propre hauteur présente des dorsalgies basses  traînantes sans fièvre ni altération de l’état général.
L’examen note une cyphose angulaire,  dorsale basse, non douloureuse avec des paresthésies latéro-ombilicales droites (D10) et de la face antéro-externe des deux jambes (L5). Un bilan radiologique a été fait.

Résultats :
La radiographie du rachis dorso-lombaire  montre une cyphose dorsale centrée sur un tassement vertébral de D10 avec fuseau paravertébral bilatéral.
La tomodensitométrie met en évidence un aspect lytique du corps vertébral de D10 qui est le siège de multiples formations kystiques avec une extension intra-canalaire ayant indiqué une IRM rachidienne.
L’IRM conclut à une atteinte vertébrale multikystique étagée de D9 à D11 avec envahissement foraminal droit D10-D11 et intracanalaire en regard de D10 fortement évocatrice d’hydatidose  vertébrale  confirmée par la biopsie.
L’exérèse du matériel kystique suivie de vertébroplastie a permis une bonne évolution clinique (recul à 6 mois)  et le patient a été mis sous traitement médical antiparasitaire.


Conclusion : 

L’hydatidose osseuse est une atteinte exceptionnelle chez l’enfant. La localisation vertébrale représente la forme la plus fréquente (41%) et la plus grave. L’imagerie joue un rôle majeur dans le diagnostic et la prise en charge ultérieure.


LOCALISATION  PRIMITIVE EXCEPTIONNELLE D’UN KYSTE HYDATIQUE: KYSTE HYDATIQUE PELVIEN A PROPOS D’UN CAS PEDIATRIQUE 
Boukadi A*, Chouickh T *, Douira-Khomsi W**, Ghorbel S *, Khmekhem R*, Louati H**, Bellagha I**, Chaouachi B*
* Service de Chirurgie Pédiatrique « B », Hôpital d’Enfants de Tunis
**Service radiologie, Hôpital d’Enfants de Tunis
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Objectifs : Illustrer un nouveau cas d’un volumineux kyste hydatique primitif pelvien du ligament large.

Matériels et méthodes : Il s’agit d’une fille de 9 ans hospitalisée pour l’exploration d’une masse abdominale d’apparition récente. L’examen clinique trouve une masse pelvienne sans autres signes accompagnateurs.
Une échographie abdomino-pelvienne et une IRM pelvienne ont été réalisées.

Résultats : L’exploration radiologique abdomino-pelvienne (échographie ; IRM) trouve une volumineuse masse kystique pelvienne de 14 cm de grand axe, latéralisée à gauche à contours polylobés par endroit et présentant une paroi épaisse. Cette masse est de siège inter vésico rectale, accolée à une cavité utérine fine et elle est indépendante des ovaires qu’elle les refoule vers le haut.  Devant cet aspect, on a évoqué deux diagnostics : la duplication rectale et l’hydrométrocolpos sur utérus bicorne avec un hémi vagin.
L’exploration coelioscopique trouve une masse pelvienne rétro vésicale à paroi antéro-inférieure épaisse blanchâtre faisant évoquer un kyste hydatique du ligament large (ovaires et utérus visualisés). L’extraction d’une membrane proligère après conversion confirme le  diagnostic
Suites post opératoires simples après traitement conservateur
La radiographie thoracique  est normale La sérologie hydatique post opératoire est  positive
L’examen anatomopathologique confirme le diagnostic.

Conclusion : L’apport de l’imagerie dans le diagnostic du  kyste hydatique ne peut être remis en question néanmoins dans certaines localisations rares cet apport se voit indéniablement réduit, ce qui nous pousse à se demander s’il ne faut pas considérer toute masse kystique dans une zone endémique comme kyste hydatique jusqu'à  preuve du contraire.


EMPHYSEME LOBAIRE GEANT : 2 CAS DE LOCALIATION LOBAIRE MOYENNE
Rebah A*, Louati H*, Douira W*,  Sayed M*, Ben Mansour F**, Azzouz H***,Essid A , Barsaoui S**, Ben Dridi MF***, Hamzaoui M, Bellagha I*
Servide de radiopédiatrie*, Hôpital d’Enfants de Tunis, Service de pédiatrie, 3ème étage**, Hôpital d’Enfants de Tunis
Service de pédiatrie***, Hôpital la Rabta Tunis, Service de chirurgie pédiatrique A, Hôpital d’Enfants de Tunis

OBJECTIFS :
L’emphysème lobaire géant est l’une des plus rares malformations pulmonaires de l’enfant. Elle se manifeste le plus souvent en période néonatale par une détresse respiratoire ou plus tardivement par des broncho-pneumopathies récidivantes. Nous rapportons deux cas d’emphysème lobaire géant de siège atypique et de révélation.

MATERIEL ET METHODES : 

Le premier cas est celui d’un nourrisson âgé de 8 mois suivi depuis 2 mois pour une broncho-pneumopathie traînante. Le deuxième cas est celui d’un nourrisson de 17 mois suivi depuis 12 mois pour des broncho-peumopathies récidivantes. Les deux patients ont bénéficié d’une radiographie du thorax et d’une tomodensitométrie thoracique.

RESULTATS :  
Chez le premier patient, la radiographie du thorax a montré une image bulleuse du champ pulmonaire droit comprimant le parenchyme avoisinant. L’exploration tomodensitométrique  a trouvé une hyperinflation du lobe moyen  avec refoulement du parenchyme pulmonaire sous jacent et des structures médiastinales évoquant en premier lieu un emphysème lobaire géant. Chez le deuxième patient, la radiographie du thorax a objectivé un aspect hyper-aéré et distendu du champ pulmonaire droit avec une atélectasie du lobe inférieur droit associé à un aplatissement des couples diaphragmatiques et un élargissement des espaces inter costaux. Un complément tomodensitométrique a conclu à un emphysème lobaire géant du lobe moyen responsable d’une hernie trans médiastinale et d’une compression du parenchyme pulmonaire restant. Les deux nourrissons ont été opérés avec confirmation du diagnostic. Le geste chirurgical a consisté en une lobectomie moyenne. Les suites opératoires étaient simples.

CONCLUSION : 
L’emphysème lobaire géant du lobe moyen reste un diagnostic rare mais qu’il faut savoir toujours évoquer chez un nourisson présentant des broncho-pneumopathies récidivantes et dyspnéisantes. L’exploration tomodensitométrique permet de suspecter fortement ce diagnostic. La confirmation est per opératoire et anatomo-pathologique.


OSTEOCHONDRITE DISSEQUANTE DU PLATEAU TIBIAL EXTERNE : A PROPOS D’UN CAS
Ben Hassine A*, Louati H*, Douira W*, Sayed M*, Said W, Smida M,  Ben Ghachem M, Bellagha I*
Service de radiopédiatrie*, Hôpital d’Enfants de Tunis, Service d’orthopédie infantile, Hôpital d’Enfants de Tunis
Service de Radiologie, Hôpital d’enfants de Tunis, place Bab Saadoun, 1007 Tunis Jabbari
[email protected]

INTRODUCTION :
L’ostéochondrite disséquante du genou est connue depuis longtemps ; elle siége principalement au niveau du condyle fémoral interne .La localisation au niveau du plateau tibial externe est exceptionnelle .Nous rapportons un nouveau cas d’ostéochondrite disséquante du plateau tibial externe en analysant à travers une revue de la littérature les particularités de ce cas.

MATERIELS ET METHODES :
Un enfant de sexe masculin, âgé de 14 ans, sans antécédents pathologiques notables qui présente des gonalgies droites chroniques depuis 6 mois sans notion de traumatisme ni fièvre associées .L’examen trouve des douleurs de l’interligne externe avec un genou sec, froid et une mobilité diminué .Le patient a bénéficié de radiographies du genou droit de face et de profil complétées par une imagerie par résonance magnétique.

RESULTATS :
Les radiographies du genou droit de face et de profil trouvent une lacune du plateau tibial externe, sous chondrale, bien limitée avec une condensation périphérique. Le complément d’exploration  par une imagerie par résonance magnétique met en évidence une lésion sous chondrale du plateau tibial externe en hyposignal T1 et T2 se rehaussant faiblement après injection de Gadolinium évoquant une ostéochondrite disséquante ; il s’y associe un ménisque externe discoïde qui est le siège d’une lésion en anse de seau ainsi qu’un kyste méniscal. L’arthroscopie confirme l’existence de la lésion méniscale qui a été réséquée sans atteinte cartilagineuse.

CONCLUSION :
Le siége au plateau tibial externe de l’ostéochondrite disséquante du genou reste dans tous les cas exceptionnel puisque 11 cas seulement ont été publiés dans la littérature .Le diagnostic, suspecté sur les radiographies standards, est confirmé par l’arthhroscanner et /ou l’IRM .Le diagnostic différentiel se pose avec les fractures de fatigue et les ostéonecroses.L’arthroscopie constitue à la fois un geste diagnostique et thérapeutique.


DIAGNOSTIC DES MALFORMATIONS DES 4EME ET 6EME ARCS VASCULAIRES : APPORT DE L’IMAGERIE EN COUPES
Linard M, Arrot-Masson M, Belloy F, Pineau V, Richter B
C.H.R.U. de Caen – avenue Georges Clemenceau – 14033 CAEN Cedex
[email protected]

Objectifs :
Décrire les anomalies de développement des arcs vasculaires et illustrer les différentes malformations qui en résultent par l’imagerie en coupes.

Matériels et méthodes :
Travail rétrospectif à partir de sept cas pédiatriques pour lesquels l’exploration tridimensionnelle des anomalies vasculaires par scanner multi-détecteurs a permis d’établir un diagnostic anatomique.

Résultats :
La radiographie thoracique et le transit oeso-gastro-duodénal permettent de suspecter une anomalie vasculaire compressive chez un enfant présentant une symptomatologie respiratoire persistante ou un stridor congénital. L’imagerie en coupes fait le diagnostic anatomique de la malformation, objective la compression des organes de voisinage et guide le traitement chirurgical. Après avoir rappelé l’embryogenèse des arcs vasculaires, nous nous attacherons à corréler les anomalie de développement aux aspects tomodensitométriques grâce aux reconstructions mutiplanaires et volumiques. Ainsi nous présenterons les aspects tomodensitmétriques, non seulement des anomalies du 4ème arc, y compris les anomalies de longueur de la crosse , mais aussi celles plus rares du 6ème arc, que sont l’artère pulmonaire gauche rétro-trachéale et l’aplasie d’une artère pulmonaire.

Conclusion :
Grâce à sa résolution spatiale infra-millimétrique, le scanner multi-détecteurs tend à supplanter l’angiographie dans le bilan des malformations des gros vaisseaux. Elle permet aux radiologues   et aux chirurgiens d’accéder, de manière non invasive, à une imagerie tridimensionnelle.


IMAGERIE DES TRAUMATISMES ABDOMINAUX FERMES DE L’ENFANT : A PROPOS DE 73 CAS PRIS EN CHARGE AU CHG DE PAU
Duthilleul G, Boumpoutou R, Tauzin C, Gauriau L
radiologie, urgences.CHG Pau
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Objectifs : l’objectif de ce travail est d’évaluer la prise en charge au CHG de Pau des enfants traumatisés de l’abdomen, particulièrement en ce qui concerne la prescription et la performance des examens d’imagerie à la prise en charge initiale, par rapport aux standards de la littérature.

Matériels et méthode : l’étude d’une série de 73 enfants hospitalisés pour suspicion de traumatisme abdominal fermé au CHG de Pau, sur une période allant de janvier 1997 à décembre 2005, a été faite de façon rétrospective, grâce à la réalisation d’une feuille de recueil de données.

Résultats : l’ASP est peu utilisé et peu contributif. L’échographie abdominale, même si elle comporte quelques limites, reste essentielle pour la prise en charge de cette population d’enfants, limitant les scanners abdominaux inutiles. Le scanner abdominal est l’examen de référence pour l’exploration de la cavité abdominale, mais doit être réalisé dans des circonstances précises.

Conclusion : la prise en charge des enfants traumatisés fermés de l’abdomen au CHG de Pau est conforme aux standards de la littérature. Un organigramme de prescription des examens d’imagerie à la prise en charge initiale est proposé. Mots-clé : traumatismes abdominaux fermés, pédiatrie,


ILLUSTRATION D’UN CAS DE MUCORMYCOSE PULMONAIRE CHEZ UNE PATIENTE LEUCEMIQUE 
Boyer C, Leroux C, Poirée M, Geoffray A, Coussement A
Fondation Lenval Service de Radiologie 57 av de la californie 06200 NICE
[email protected]

Objectifs : rappel d’une pathologie parasitaire rare chez les immunodéprimés

matériels et méthodes :
 à propos d’un cas d’une atteinte pulmonaire de la mucormycose

résultats : penser à la mucormycose et connaître le risque et la fréquence de l’envahissement vasculaire et le décès par rupture vasculaire

conclusion
 : La mucormycose existe. Il faut y penser devant la croissance inhabituellement rapide d’une masse infectieuse et  chercher l’atteinte vasculaire. Le traitement médico-chirurgical peut donner une chance au patient.

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