Résumés SFIPP-SFP Lyon 14

C01 - IMAGERIE DE LA SARCOÏDOSE ABDOMINALE CHEZ L’ENFANT

Sileo C., Blondiaux E., Nathan N., Corvol H., Tounian P.,
Ducou le Pointe H., (Paris, France); Epaud R., (Créteil, France)

Objectif Décrire la fréquence et l’aspect en imagerie des anomalies abdominales de la sarcoïdose.
Matériels et méthodes Etude rétrospective (1994-2014) incluant les 22 patients (1-15 ans) suivis dans notre établissement pour une sarcoïdose prouvée histologiquement. Lors du bilan initial tous ont été explorés par une échographie (19) ou une tomodensitométrie (TDM) de l’abdomen (3) et une TDM thoracique (22).

Résultats Des anomalies radiologiques abdominales ont été retrouvées dans 11 des 22 patients, l’atteinte abdominale étant révélatrice de la maladie dans 6 cas. L’atteinte abdominale était systématiquement associée à une atteinte thoracique ganglionnaire (8) et/ou parenchymateuse (10). Les anomalies retrouvées étaient : hépatomégalie homogène, hétérogène ou nodulaire (8), splénomégalie homogène, hétérogène ou nodulaire (4), adénopathies (6). En raison d’une symptomatologie clinique, 2/11 patients ont bénéficié d’une endoscopie digestive haute mettant en évidence une atteinte gastrique à l’histologie, l’un des 2 avait aussi une atteinte biologique pancréatique, sans anomalie gastrique ou pancréatique à l’imagerie dans les 2 cas.

Conclusions Dans notre série l’atteinte abdominale est associée à l’atteinte thoracique. Les principales lésions sont hépatospléniques et ganglionnaires.

C02 - IRM DE LA TORSION D’ANNEXE EN PÉDIATRIE

Desvignes C., Aschero A., Bourlière-Najean B., Colavolpe N.,
ChaumoÎtre K., Gorincour G., Petit P., (Marseille, France)

Objectifs : discuter et illustrer les signes de torsion d'annexe en IRM dans la population pédiatrique. Evaluer son intérêt.
Matériels et Méthodes : étude rétrospective de 19 cas, d'âge moyen 13 ans, opérés après diagnostic de torsion d'annexe à l'IRM. Relecture des données cliniques, échographiques, des IRM, des comptes-rendus opératoires, histologiques et comparaison des deux groupes.
Résultats : le diagnostic de torsion à l'IRM a été confirmé en chirurgie dans 13 cas, dont 2 étaient des torsions tubaires isolées. 6 cas étaient des faux positifs de torsion en IRM dont 4 kystes hémorragiques de l'ovaire, une péritonite appendiculaire associée à un kyste ovarien, et un ovaire normal. L'IRM a redressé le diagnostic de torsion, non vu en échographie dans 8 cas dont 3 ovaires ont pu être sauvés par détorsion. Les signes IRM les plus fréquents en cas de torsion étaient les signes tubaires (oedème, tour de spire) et les signes d'ischémie. L'hémorragie intraovarienne en cas de torsion était corrélée en anatomopathologie à de l'infarcissement hémorragique. 38 % des torsions étaient associées à une masse ovarienne.
Conclusion : l'IRM réalisée en urgence présente un intérêt diagnostic et pronostic dans les suspicions de torsion d'annexe en pratique pédiatrique.

C03 - PRÉMÉDICATION PAR MÉLATONINE POUR LA RÉALISATION DES SCANNERS : ÉTUDE PROSPECTIVE

Marteau-Guergnon C., Cros P., Peudenier S., (Brest Cedex, France)

Objectif : Evaluer la prémédication par mélatonine per os en remplacement des prémédications de référence (atarax® + largactil® avec pose de voie veineuse) pour la réalisation des scanners de l’enfant de 6 mois à 6 ans.

Méthode : Etude ouverte prospective observationnelle monocentrique chez les enfants en hôpital de jour de mai 2011 à novembre 2012 au CHRU de Brest.

Résultats : 40 patients ont été inclus. 33 des 40 scanners ont été réalisés avec succès. 16 enfants sur 40 se sont endormis sous mélatonine, avec un délai moyen d’endormissement de 25 min. La privation de sommeil favorisait l’efficacité de la mélatonine. 21 poses de voie veineuse ont été évitées grâce à cette prémédication orale.

Conclusion : Bien que non significatif, ce premier travail apporte des résultats encourageants. Après mise en place d’une organisation logistique favorisant l’endormissement, la mélatonine devrait permettre d’éviter une prémédication, une pose de voie veineuse et une hospitalisation.

C04 - INTÉRÊT DE LA TECHNIQUE ARFI DANS LA SURVEILLANCE DES TRANSPLANTS RÉNAUX CHEZ L’ENFANT

Baunin C., Boissié C., Vial J., Labarre D., Decramer S.,
Garnier A., Sans N., (Toulouse, France)

Objectifs : Evaluer la technique ARFI (acoustic radiation force impulse) dans la surveillance des transplants rénaux chez l’enfant

Matériels et Méthodes : Etude prospective chez 18 enfants greffés rénaux agés de 5 à 19 ans. Réalisation le même jour d’une échographie rénale avec mesure ARFI et d’une ponction biopsie rénale avec recherche de fibrose. L’étude ARFI a été effectuée aux 1/3 supérieur , moyen et inférieur du greffon , avec 5 mesures corticales et 5 médullaires (30 mesures par greffon). La biopsie rénale a été realisée au pôle inférieur du greffon. La corrélation des mesures a été étudiée par le test de Mann–Whitney.

Résultats : Pas de différence significative entre les mesures des différents segments du greffon. Pas de différence significative entre les mesures du cortex et de la médullaire. Pas de corrélation entre les valeurs ARFI et la clairance selon Schwartz(p=0,7). Différence significative des valeurs ARFI (p = 0,0004 ) entre les greffons sans fibrose (médiane 2,48) et les greffons avec fibrose (médiane 3,21).

Conclusion : La technique ARFI est utilisable pour la surveillance des transplants rénaux chez l’enfant. Elle peut se limiter à l’étude du pôle inférieur. Une augmentation des valeurs ARFI est significativement corrélée à la presence de fibrose dans le greffon.

C05 - HYPOPLASIE UNILATÉRALE DU CERVELET. UNE SÉRIE PRÉNATALE DE 26 CAS

Massoud M., Rougeot C., Des Portes V., Guibaud L., (Lyon Bron, France);
Varene N., Moutard M.L., Biellette T., Benezit A., (Paris, France)

Objectif. Décrire les caractéristiques en imagerie prénatale des HUC, discuter leurs mécanismes physiopathologiques, leurs facteurs de risques et leur pronostic.

Matériel et méthodes. Etude rétrospective de 26 fœtus colligés par le Centre de référence des “Malformations du cervelet” (Lyon, Paris) entre 2003 et 2011.

Résultats. Sur les données d’imagerie, deux groupes ont été identifiés. Groupe 1(n=8/26) : modifications de l’échogénicité cérébelleuse et/ou un hyposignal T2* évocateur de lésions clastique ischémo-hémorragiques. Groupe 2 (n=18/26), absence de modification lésionnelle en imagerie. Les HUC étaient associées à une lésion kystique dans 3 cas de syndrome PHACE. La perte de surface cérébelleuse était >50% dans 19/24 cas, avec un vermis normal dans 19/24 cas. Les facteurs de risque vasculaires ont été retrouvés dans 8 cas. Parmi les 24 enfants nés vivants, l’examen neurologique était normal dans 17 cas.

Conclusion. L’HUC regroupe des atteintes clastiques ischémiques et/ou hémorragiques, pouvant se traduire par une sémiologie échographique/IRM évocatrice. L’HUC peut être un élément sémiologique d’un syndrome PHACE. La perte de la surface cérébelleuse n’est pas corrélée au pronostic et une HUC à vermis normal est souvent associée à un devenir normal.

C06 - AVC SYLVIEN NÉONATAL ET ATTEINTE THALAMIQUE SECONDAIRE EN RÉSEAU

Tanase A., Rega A., Alison M., Baud O., Elmaleh-Berges M., Sebag G.,
(Paris, France)

Objectifs : décrire l’atteinte thalamique secondaire à un accident ischémique aigu sylvien total néonatal.

Sujet/Matériels et méthodes : L’accident vasculaire cérébral (AVC) du nouveau-né à terme touche le plus souvent l’artère cérébrale moyenne. L’atteinte du territoire profond (noyaux gris centraux et capsule interne) est de mauvais pronostic moteur. Etude de 3 cas d’AVC néonatal (de octobre 2013 à Janvier 2014) ayant bénéficié d’une IRM cérébrale (1,5 T Philips) avec séquences conventionnelles (T1, T2, T2*) et séquence de diffusion. Analyse des territoire anatomiques en restriction de diffusion et correspondance avec les territoires vasculaires.

Résultats :Diagnostic précoce devant des convulsions dans la première semaine de vie. Les IRM cérébrales montrent des accidents ischémiques aigus sylviens complets associés à une restriction de la diffusion dans les thalami ipsilateraux (ne faisant pas partie du territoire artériel sylvien moyen).

Conclusion : L’atteinte thalamique dans le cadre des AVC ischémiques aigus sylviens totaux néonataux est en faveur d’un atteinte aigue secondaire en réseau (acute network injury) par atteinte des fibres cortico-thalamiques. L’impact pronostic de ces lésions associées doit être étudié en prospectif.

C07 - IRM MULTIMODALE DES TUMEURS CÉRÉBRALES DE L’ENFANT

Koob M., (Strasbourg, France); Ghattas B., Viout P.,
Confort-Gouny S., Girard N., (Marseille, France)

Objectifs : Les tumeurs cérébrales de l’enfant présentent une grande variété histologique, et sont difficiles à distinguer en IRM conventionnelle. Le but de ce travail est d’évaluer l’intérêt de l’IRM multimodale dans le diagnostic préchirurgical du grade et du type histologique des tumeurs cérébrales de l’enfant.

Matériels et méthodes:   étude prospective (2006-2013) de 90 patients (1mois-18ans) présentant une tumeur cérébrale et ayant bénéficié d’une IRM préopératoire avec imagerie de diffusion, de perfusion et spectro-IRM (TE 30 et 135). Une analyse statistique uni et multivariée a été réalisée afin de déterminer les paramètres ou combinaison de paramètres permettant de distinguer les différents grades et types histologiques.

Résultats principaux : Divers paramètres sont significativement différents entre les grades et les types en analyse univariée. En analyse multivariée, les meilleures performances diagnostiques sont obtenues par la combinaison diffusion/perfusion pour le grade tumoral, et de la diffusion/perfusion/spectro-IRM pour le type histologique.

Conclusions : L’IRM multimodale est un outil précieux pour la caractérisation non invasive des tumeurs cérébrales.

C08 - SYNDROME DU BÉBÉ SECOUÉ : PARTICULARITÉS CHEZ LES NOURRISSONS ÂGÉS DE MOINS DE 3 MOIS

Morel B., Rey-Salmon C., Bursztyn J., (Paris, France);
Ducot B., Antoni G., Adamsbaum C., (Le Kremlin-Bicêtre, France)

Objectifs : Etudier la présentation des bébés secoués âgés de moins de 3 mois.

Matériels et méthodes : Etude rétrospective (2002 -2013) de 66 dossiers médico-judiciaires de SBS, extension d’une série publiée (Adamsbaum et al Pediatrics 2010). Les critères d’inclusion étaient la présence d’un hématome sous dural en TDM et des aveux de violences directement responsables des lésions.Deux groupes A (< à 3 mois, n=21) et B (> à 3 mois, n=45) ont été comparés par des tests de Chi2 et Fischer pour le genre, la présence de fractures, hémorragies rétiniennes (HR), ecchymoses et anomalies du TDM initial.  

Résultats principaux : La seule différence significative retrouvée entre les 2 groupes était l’absence d’HR chez 28,5 % des enfants de moins de 3 mois contre 6,6 % dans le groupe B (p=0.049). La présentation au scanner (hématomes sous duraux, anomalies du parenchyme) était similaire.
Sur la série totale (n= 66, 2,1 garçons /1 fille), les secousses avaient été répétées dans 50 % des cas. Quinze enfants étaient prématurés et 28 % sont décédés.

Conclusion : Le FO semble plus fréquemment normal chez les nourrissons de moins de 3 mois : résorption plus rapide des HR et/ou difficultés techniques ?

C09 - FACTEURS INFLUENÇANT LA PERFORMANCE DES BIOPSIES PERCUTANÉES DE TUMEURS PÉDIATRIQUES

Laurent M., (Genève, Suisse); Blondiaux E., Boudjemaa S., Sileo C.,
Lenoir M., Garel C.,Coulomb A., Ducou le pointe H., (Paris, France);
Audureau E., (Créteil, France)

Objectifs : Identifier les facteurs d’amélioration des performances des biopsies percutanées (BPC) de tumeurs pédiatriques.

Sujets/ matériels et méthodes : Etude rétrospective des BPC réalisées entre 1986 et 2012 dans notre service (N=396; âge moyen 7,4 ans). A partir du recueil des données radiologiques et anatomopathologiques (AP), les résultats des BPC étaient comparés au diagnostic final.

Résultats principaux : Les BPC démontraient une excellente spécificité (98,3 %) et sensibilité (87,7%). Le taux des BPC non contributives tendait à diminuer mais restait incompressible ([1986-1996] 16,3%; [1997-2006] 7,0%; [2007-2012] 8,0%) (p=0,073)). Les facteurs associés à de meilleures performances étaient la réalisation sous anesthésie générale (AG) (p=0,002), l’augmentation du nombre de passages (p=0,049) et l’utilisation de techniques AP récentes (Se : 97,0% [immunomarquage] vs 73,1% [pas d’immunomarquage]; p<10-4). Le taux de complication des BPC était faible (2,5% de complications sans risque vital).

Conclusions : Malgré un taux persistant de BPC non contributives, nos résultats portant sur 26 ans d’observation de nos pratiques montrent une amélioration des performances diagnostiques des BPC et l’intérêt de leur réalisation sous AG et de l’utilisation des techniques AP récentes.

C10 - SCLÉROTHÉRAPIE PERCUTANÉE DES MALFORMATIONS LYMPHATIQUES KYSTIQUES À LA DOXYCLINE

Viremouneix L., Pracros J.P., Guibaud L., (Lyon Bron, France)

Objectifs : Evaluer l’efficacité et la tolérance de la Doyxcyline utilisée comme sclérosant dans le traitement percutanée des malformations lymphatiques (ML) kystiques en 2010 et 2013.

Matériels et méthodes : Etude rétrospective d’une série de 43 patients (âge moyen : 8 ans) traités par sclérothérapie percutanée à la Doxycline pour ML macrokystique (n=24) ou mixte (micro et macrokystique) (n=19)

Résultats : Dans les ML macrokystiques, l’efficacité a été complète ou quasi-complète dans 92% des cas pour un nombre de procédure moyen de 1,8 (1 procédure dans 58% des cas). Dans les ML mixtes, l’efficacité a été complète ou quasi-complète dans 48% des cas et partielle dans 32% des cas pour un nombre de procédure moyen de 2.8. La tolérance a été excellente avec des effets secondaires dans 8 cas à type de douleur locale (n=7), infection (n=1) et allergie (n=1).

Conclusion : La Doxycycline est un sclérosant efficace et bien toléré dans le traitement percutanée des malformations lymphatiques kystiques. Son efficacité est meilleure dans les formes macrokystiques que dans les formes mixtes.

C11 - L’ÉCHOGRAPHIE DANS LES INFECTIONS CERVICALES PROFONDES DE L’ENFANT

Leloutre francon B., Guesmi M., Boyer C., Occelli A.,
Albertario M., Leroux C., Geoffray A., (Nice, France)

Objectif : Intérêt de l’échographie dans le diagnostic et le suivi des infections cervicales profondes.

Matériel et méthode : Etude rétrospective de 37 enfants âgés de 1 à 12 ans (moyenne 4,2 ans), consultant en urgence pour un torticolis fébrile, parfois un refus du décubitus dorsal, une dysphagie ou une odynophagie. Tous les enfants ont bénéficié d’une échographie première, d’une imagerie en coupes, scanner (n=30) et/ou IRM (n=10) avec injection puis d’un suivi échographique.

Résultats : L’échographie a suspecté ou mis en évidence l’atteinte rétro ou latéro-pharyngée dans tous les cas. Le scanner ou l’IRM ont permis d’orienter la décision thérapeutique en :

  • - évaluant la topographie précise de la lésion, sa taille,
  • - différenciant un abcès rétro ou latéro-pharyngé (n=32) d’une cellulite rétro-pharyngée (n=10),
  • - recherchant d’éventuelles complications.

La majorité des patients ont été traités médicalement, sans drainage, avec un suivi échographique (taille de la collection, complication vasculaire). L’évolution a toujours été favorable.

Conclusion : outre son intérêt dans le diagnostic des infections cervicales profondes, l’échographie réalisée par un opérateur expérimenté permet surtout un suivi fiable sous traitement.

C12 - APPORTS ET LIMITES DE LA DENSITOMÉTRIE PAR SCANNER CHEZ L’ENFANT EN PRATIQUE QUOTIDIENNE. RÉFLEXIONS À PARTIR D’UNE SÉRIE DE 104 CAS

Gervais Andre L., Linglart A., Gonzales E.,Pariente D., Adamsbaum C.,
Franchi-Abella S., (Le Kremlin- Bicêtre Cedex, France)

Objectif : La QCT, peu utilisée en pédiatrie, donne accès à la densité minérale de l’os trabéculaire, 8 fois plus sensible aux variations métaboliques que l’os cortical. L’objectif est d’évaluer la QCT chez l’enfant à haut risque de déminéralisation.

Méthodes : Etude rétrospective (2012-2014) de toutes les QCT effectuées sur L1-L3 chez des moins de 18 ans (n = 111) suivis pour des pathologies chroniques. 7 patients ont été exclus pour raisons techniques.
Résultats comparés aux valeurs de référence publiées pour les enfants >5ans (V.Gilsanz, Radiology 2009).
Etude des conditions de réalisation et doses d’irradiation.

Résultats : Sur 104 patients (7,2 +/- 4,8 ans), la QCT a toujours été faite sans sédation (48 enfants < 5 ans) et lors d’un scanner abdominal dans 26 cas. En l’absence de référence disponible avant 5ans, seul un suivi longitudinal est possible.
Pour les plus de 5 ans, 82% étaient inférieurs aux valeurs de référence -2 écart-types. Les doses d’irradiation moyennes étaient de 80,5 +/- 40,9 μSv (irradiation naturelle : 1-5mSv/an).

Conclusion : La QCT permet d’évaluer facilement la minéralisation osseuse chez des enfants même très jeunes pour lesquels la DEXA, méthode de référence, n’est pas réalisable sans sédation. Il faut cependant ré-établir des normes pour l’os cortical et trabéculaire.

P01 à P16 - Posters CONGRÈS LYON 14

P01 - ETUDE DE LA REPRODUCTIBILITE DES INTERPRETATIONS D’IRM CEREBRALES NEONATALES

Morel B., Kemel S., Dahdouh S., Bloch I., (Paris, France); Adamsbaum C. (Le Kremlin-Bicêtre, France)

Objectifs : L’interprétation des IRM cérébrales néonatales repose sur une analyse subjective : nous évaluons la variabilité intra et inter-observateurs, dans différentes conditions de visualisation.

Méthode : Nous avons étudié la variabilité intra et inter-observateurs de mesures de structures cérébrales et de la segmentation de la substance blanche sur des coupes axiales et coronales pondérées en T2 (nouveau-nés normaux).

Un radiologue senior a mesuré 6 diamètres du système ventriculaire et des noyaux gris centraux avec 45 fenêtres de visualisation différentes. Un radiologue junior a effectué ces mesures avec 10 fenêtres.Quatre radiologues ont comparé subjectivement l’intensité relative de la substance blanche frontale et occipitale dans 18 fenêtres différentes. Au total, 402 mesures ont été effectuées.

Résultats et conclusions : La variabilité intra et inter-observateurs des mesures 2D et de la segmentation de la substance blanche est faible dans les conditions standard de visualisation (inférieure à 3%), en dehors des zones de volume partiel, où elle augmente jusqu’à 25%.Une discordance majeure de classement d'intensité relative de la substance blanche est retrouvée dans 9% des cas. Ce faible pourcentage est probablement intéressant à prendre en compte dans les études de cohortes.


P02 - HERNIE DIAPHRAGMATIQUE CONGENITALE : PLACE DE L’IMAGERIE PERINATALE

El Mhabrech H., Zrig A., Mallat N., El Kamel S., Ben Salem A., Hajjeji A., Ksiaa A., Hafsa C. (Monastir, Tunisie)

Objectifs :

  • Préciser les aspects morphologiques de la HDC
  • Soulever les autres malformations associées
  • Fournir les éléments pronostiques en échographie et en IRM :
    •                         ·  Mesure du volume pulmonaire
    •                         ·  Taille du defect diaphragmatique
    •                         ·  Appréciation du degré de l'hypertension artérielle pulmonaire

Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude prospective de 16 patientes, chez qui on a découvert lors de l’échographie morphologique du deuxième trimestre une HDC. Toutes nos patientes ont eu une échographie obstétricale Une IRM fœtale a été pratiquée dans 14 cas.

Résultats : L’âge gestationnel de découverte varie de 20 SA à 40 SA. Le LHR (Lung To Head Ratio) varie entre 0,6 et 4,7. L’IRM a montré des mesures des volumes pulmonaires résiduels mesurés (VPRM) variant entre 9 et 90 cm3. Une MFIU a été survenue dans 4 cas. Les nouveaux nés ont bénéficié d’une réanimation post natale immédiate avec décès post natal immédiate dans 2 cas. Les nouveau nés restants (10 cas) ont été opérés entre le J2 et J8 de vie par voie transversale sous costale gauche. L’évolution post opératoire a été marquée par le décès de 5 cas.

Conclusion : La mesure du LHR et la détermination du volume pulmonaire en IRM constituent des éléments significatifs pour l’évaluation du pronostic des HDC.


P03 - RETOUR VEINEUX PULMONAIRE ANORMAL TOTAL : CAUSE RARE D’HYPOXIE NEONATALE

Cervantes E., Guesmi M., Moceri P., Geoffray A. (Nice, France)

Objectifs : Définir le retour veineux pulmonaire anormal (RVPA), en décrire les différentes formes anatomiques et connaître leurs corrélations clinico- radiologiques.
Savoir identifier et faire une description précise d’un RVPA sur un angio-scanner.

Sujets : Illustration du cas d’un nourrisson présentant une hypoxie sévère d’étiologie rare : un RVPA total bloqué de forme supra-cardiaque droite. Analyse rétrospective d’angio-scanners et revue de la littérature illustrant les principales formes de RVPA et leurs présentations clinico-radiologiques.

Résultats : Le RVPA est une cardiopathie congénitale rare : connexion anormale du système veineux pulmonaire dans la circulation systémique.

Les tableaux cliniques sont variés : des formes asymptomatiques de certains RVPA partiels à la décompensation hypoxique brutale d’un RVPA total bloqué nécessitant une chirurgie en urgence. L’angio-scanner est une technique d’imagerie fiable qui confirme le diagnostic de RVPA, parfois suspecté en échographie, en fait une description anatomique rigoureuse, parfois essentielle en pré-opératoire (trajet, position du canal collecteur, sténose, compression).

Conclusion : L’angio-scanner permet un bilan exhaustif des RVPA. Dans les formes totales bloquées, il permet de guider le geste chirurgical à réaliser en urgence.


P04 - ROTATION VERTEBRALE SELON EOS3D DANS LES SCOLIOSES OPEREES

Darmante H., Tran A., Rampal V., Leloutre B., Clément J.L., Solla F. (Nice, France)

Objectif : Valider le système EOS3D (système de radiographie à faible dose), utilisé par des cliniciens, pour mesurer la rotation axiale vertébrale dans les scolioses idiopathiques opérées

Matériels&méthodes : Etude prospective comparant les mesures pré et post opératoires des rotations de 45 vertèbres (12 patients), versus celles du TDM (gold standard). Les reconstructions EOS ont été réalisées en aveugle par 3 observateurs non experts d’EOS

Résultats : L’écart entre les mesures TDM et EOS en préopératoire était non significatif pour l’observateur 2 (p=0,058), à l’inverse de ceux des observateurs 1 et 3. En postopératoire, cet écart était significatif pour tous. Les taux de mesure correcte (définie comme mesure TDM ± 2°) variaient de 20% à 33% selon les observateurs. La différence de mesure entre les observateurs et celle entre les mesures pré et postopératoires pour chaque observateur n’étaient pas significatives. La concordance entre observateurs était faible (<0,4)

Conclusion : La fiabilité de nos mesures EOS n’est pas satisfaisante au stade actuel. Nous ne pouvons conclure sur la validité des mesures EOS en postopératoire. Une formation supplémentaire sur EOS3D est nécessaire afin de poursuivre cette étude.


P05 - DEUX CAS DE DUPLICATION RECTALE COMMUNICANTE, EXOPELVIENNE DE DIAGNOSTIC ANTENATAL

Fayard C., Franchi-Aabella S., Fouquet V., Senat M.V., Pariente D., (Le Kremlin-Bicêtre, France); Benachi A., Laveaucoupet J.(Clamart, France)

Objectifs : Rapporter deux cas de duplication rectale tubulaire communicante endo et exo pelvienne de diagnostic anténatal et discuter les diagnostics différentiels

Sujet : Exploration par échographie et l’IRM anténatales et postnatales et opacification rectale postnatale.

Résultats : Sur les explorations anténatales la masse endo et exopelvienne était uniloculaire et de signal liquidien.

A la naissance, l’imagerie met en évidence l’apparition d’air et de méconium dans la masse exopelvienne, et le lavement opaque confirme la communication avec le rectum. La prise charge initiale a été une colostomie de décharge.

Conclusion : La duplication rectale communicante et exopelvienne est exceptionnelle, mais doit être rajoutée au diagnostic différentiel anténatal du tératome sacrococcygien.


P06 - ETUDE RADIOLOGIQUE DES INFECTIONS GRAVES AU VIRUS DE LA GRIPPE A1 (H1N1) / PDM2009

Borgi A., Ghali N., Belhadj S., Menif K., Khaldi A., Bouziri A., Benjaballah N. (Tunis, Tunisie)

 Objectif : Analyse de la radiographie du thorax à l’admission des patients hospitalisés en réanimation pédiatrique pour grippe A/H1N1pdm09.

Matériels et méthodes : Etude rétrospective, entre novembre 2009 et mars 2010 avec relecture de la radiographie du thorax à l’admission de tous les patients hospitalisés pour grippe A/N1N1pdm 09 confirmée par PCR,dans leservice de réanimation pédiatrique de l’hôpital d’enfants de Tunis et de l’unité de réanimation pédiatrique de l’hôpital Farhat Hached de Sousse

Résultats : Nous avons colligé 37 patients, d’âge médian 5mois et demi. Les différents aspects radiologiques retrouvés étaient : un infiltrat alvéolaire bilatéral diffus dans 15,6% des cas, un infiltrat alvéolaire non diffus dans 31,3% des cas, un infiltrat alvéolaire unilatéral dans 18,7% des cas, un épanchement pleural liquidien dans 1 cas et un pneumothorax dans 1 cas. La radiographie du thorax était normale dans 28,1% des cas.

Conclusion : L’aspect radiologique le plus fréquemment retrouvé chez enfants admis pour infections sévères dues aux virus de la grippe A/H1N1pdm09 était l’infiltrat alvéolaire bilatéral non diffus.


P07 - DIAPHRAGME ANTRAL CONGENITAL : CAUSE RARE DE VOMISSEMENTS CHEZ L’ENFANT

De Smet S., Leroux C., Triolo V., Kurzenne J.Y., Boyer C. (Nice, France)

Objectifs : Ne pas méconnaître le diagnostic de diaphragme antral congénital (DAC) comme étiologie de vomissements chez l’enfant. Savoir le rechercher lors d’un transit oesogastroduodénal (TOGD).

Sujets : Deux sœurs ont présenté entre 6 et 9 mois des symptômes associant douleurs abdominales, régurgitations et vomissements, concomitants de la diversification alimentaire. Un retard de croissance pondéral était observé dès l’âge de 6 mois. Un TOGD puis une endoscopie ont été réalisés.

Résultats : Le diagnostic de DAC a été posé à l’âge de 16 et 18 mois lors du transit oesogastroduodénal (TOGD) qui retrouvait une empreinte antrale. Il a été confirmé par l’endoscopie qui mettait en évidence un diaphragme muqueux pré pylorique incomplet. Les deux patientes ont été traitées chirurgicalement. L’une d’entre elle a présenté un dumping syndrome en post opératoire.

Conclusion : Le diaphragme antral congénital est une cause rare d’obstacle à la vidange gastrique chez l’enfant dont le diagnostic est souvent retardé et le caractère familial peu connu. Il doit être suspecté devant des vomissements chroniques de l’enfant et recherché sur un TOGD.


P08 - ASPECT RADIOLOGIQUES DES ATTEINTES OSSEUSES A MYCOBACTERIUM ULCERANS

Rega A., Tanase A., Pommelet V., Alison M., Sebag G., (Paris, France); Chauty A., Ardant M.F. (Pobè, Bénin)

Objectifs : Décrire les aspects radiologiques des ostéomyélites à MU chez l’enfant

Sujets / Matériels et Méthodes : L’ulcère de Buruli correspond à une atteinte cutanée nécrosante à Mycobacterium Ulcerans (MU). L’ostéomyélite est une complication rare mais sévère de cette infection. Etude rétrospective de 81 cas pédiatriques (7-16 ans) d’ostéomyélite à MU confirmée par prélèvement local (PCR+). Analyse des lésions cutanées (en regard ou à distance) et des radiographies: localisation, extension et aspects des lésions osseuses.

Résultats : Une ostéomyélite était présente chez 81/1257 enfants infectés (9.6 %) et pouvait être multifocale (21%). Elle était souvent localisée aux métaphyses des os longs (81.8%), aux membres inférieurs (77.9%), avec un aspect radiologique d’ostéomyélite chronique (75.8%), une atteinte extensive (>30%) de l’os (56.6%) et des calcifications des tissus mous (47.5%). Elle était localisée en regard (60.5%) ou à distance (14.8 %) de l’ulcère ou était isolée sans atteinte cutanée typique (24.7%).

Conclusion : L’ostéomyélite à MU est souvent chronique et extensive, en contiguïté avec l’ulcère cutané, mais peut se développer à distance voire être purement osseuse. Le diagnostic doit être évoqué en zone endémique devant tout tableau d’ostéomyélite chronique.


P09 - IMAGERIE DE LA DILATATION KYSTIQUE DU CHOLEDOQUE

Zrig A., Maatouk M., Elmhabrech H., Ksiaa M.A., Mnari W., Harzallah W., Nouri A., Salem R., Golli M. (Monastir, Tunisie)

Objectifs : Préciser la place de l’imagerie dans le diagnostic et la prise en charge des dilatations kystiques du cholédoque.

Matériel et méthodes : Etude rétrospective de 13 observations de dilatation kystique du cholédoque colligées dans les services de chirurgie pédiatrique et de radiologie du CHU de Monastir entre 2000 et 2013.Nos enfants ont été explorés par une échographie abdominale et une tomodensitométrie abdominale. Une cholangiopancréatographie par résonance magnétique (CPRM) a été pratiquée chez trois enfants.

Résultats : L’échographie abdominale et la TDM ont permis de montrer une formation kystique en continuité avec la voie biliaire chez 9 enfants. Dans 3 cas, l’origine biliaire de cette lésion n’a pu être précisée. Une dilatation des voies biliaires intra hépatique a été retrouvée dans 7 cas. La CPRM a permis de visualiser la dilatation du cholédoque et de préciser sa morphologie et son type. Tous les enfants ont été opérés, l’acte consistait en une résection totale de la dilatation et d’une dérivation bilio-digestive par montage d’une anse jéjunale en Y.

Conclusion : L’imagerie joue un rôle important dans la prise en charge des dilatations kystiques du cholédoque en permettant le diagnostic et en précisant le type et le retentissement sur l’arbre biliaire.


P10 - PLACE DE L’IMAGERIE DANS LE DIAGNOSTIC DU TRICHOBEZOARD DIGESTIF

 Zrig A., Hidouri S., Hammami S., Elmhabrech H., Nouri A., Salem R., Golli M. (Monastir, Tunisie)

Objectifs: préciser l’intérêt de l’imagerie dans le diagnostic et le bilan pré thérapeutique du trichobézoard. Illustrer l’aspect du trichobézoard en échographie et sur le transit oeso-gastro-duodénal (TOGD).

Matériels et méthodes : Etude rétrospective de cinq dossiers radio-cliniques de filles âgées de 6 à 12ans ayant consulté pour des douleurs abdominales, des vomissements et un amaigrissement. Ces enfants ont été explorés par un ASP, une échographie et un TOGD. Le traitement était chirurgical dans tous les cas.

Résultat: Le diagnostic de trichobézoard a été posé devant une masse gastrique hyper-échogène avec un cône d’ombre postérieur à l’échographie. Le TOGD à montré la présence d’une lacune hétérogène irrégulière intra gastrique flottant dans la baryte. Toutes nos patientes ont été opérées à ciel ouvert.

Conclusion : L’échographie et le TOGD sont des moyens simples et fiables pour le diagnostic et le bilan préopératoire du trichobézoard.


P11 - LES DUPLICATIONS ŒSOPHAGIENNES A PROPOS DE 12 CAS

Zrig A., Elmhabrech H., Ksiaa M.A., Hammami S., Mnari W., Nouri A., Salem R., Golli M. (Monastir, Tunisie)

Objectifs : L’objectif de ce travail est de décrire la place de l’imagerie dans le diagnostic positif des duplications œsophagiennes et d’illustrer les principaux aspects radiologiques de cette malformation.

Matériel et méthodes : Etude rétrospective de 12 observations de duplications œsophagiennes colligées entre 1995 et 2013. Tous les enfants ont été explorés par une radiographie de thorax et un transit œsophagien. La TDM thoracique été pratiquée dans 11 cas. Tous les patients ont été opérés.

Résultats : Le sexe ratio est de 2. L’âge moyen est de six mois. Des manifestations respiratoires ont été notées chez six enfants associées à des signes digestifs dans trois cas. La radiographie de thorax a montré un élargissement du médiastin dans 6 cas, était normale dans 3 cas. Une compression extrinsèque de l’œsophage a été notée dans 8 cas, l’opacification de la duplication tubulaire a été diagnostiquée sur le transit œsophagien. La TDM a posé le diagnostic dans 10 cas. Le diagnostic a été confirmé par l’étude histologique de la pièce opératoire.

Conclusion : La duplication œsophagienne est une pathologie rare. L’imagerie joue un rôle important dans le diagnostic positif et le bilan des lésions associées. Le traitement est chirurgical.


P12 - CARACTERISTIQUES SEMIOLOGIQUES DES NEPHROBLASTOMES EN IMAGERIE

Zrig A., Mnari W., Elmhabrech H., Hammami S., Ksiaa M.A., Nouri A., Salem R., Golli M. (Monastir, Tunisie)

Objectifs : Illustrer les caractéristiques sémiologiques échographiques et tomodensitométriques permettant d’évoquer un néphroblastome devant une masse rétropéritonéale de l’enfant. Etudier l’importance de chacun des signes pour le diagnostic.

Matériel et méthodes : Etude rétrospective de 113 observations (73 filles et 40 garçons) recensés entre 1998 et 2013. Une échographie couplée au Doppler a été réalisée dans tous les cas, un uroscanner dans 99 cas et une IRM dans 9 cas. Dans tous les cas le diagnostic de néphroblastome est confirmé histologiquement.

Résultats : L’âge des patients était compris entre 26 mois et 13 ans. Le signe de l’éperon a été retrouvé à l’échographie dans 45 cas et à l’uroscanner dans 52 cas. Les adénomégalies ont été retrouvés dans 21 cas à l’échographie et dans 32 cas à l’uroscanner. Une effraction capsulaire a été décrite au scanner dans 17 cas et l’extension vasculaire dans 14 cas.

Conclusion : Le néphroblastome représente la tumeur rénale maligne la plus fréquente de l’enfant. L’imagerie élimine d’abord une masse extrarénale puis elle regroupe les caractéristiques sémiologiques en faveur du néphroblastome par rapport aux autres types histologiques de tumeurs rénales


P13 - EMPHYSEME LOBAIRE CONGENITAL : CORRELATION ANATOMO- RADIOLOGIQUE

Ben Salem A., Elkamel S., Njim L., Mraidha K., Hmida B., Elmhabrech H., Nouri A., Hafsa C. (Monastir, Tunisie)

Objectifs : montrer l'intérêt de l'imagerie dans le diagnostic positif de l'emphysème lobaire congénital ainsi que celui de l'étude anatomo-pathologique pour éliminer les diagnostics différentiels.

Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 24 cas d’emphysème lobaire congénital confirmé histologiquement.

Résultats : une prédominance masculine a été retrouvée dans notre série La radiographie du thorax a montré une hyperclarté au niveau d'un champ pulmonaire associée a une déviation médiastinale controlatérale. Une hernie trans-médiastinale a été associée dans trois cas. La tomodensitométrie (TDM), pratiquée chez 22 patients, a visualisé un emphysème du lobe supérieur dans 16 cas, un emphysème du lobe moyen dans 4 cas et un emphysème bilobaire (lobe moyen+ lobe supérieur droit) dans 2 cas. l'emphysème compensateur était le principal diagnostic différentiel radiologique en cas d'une pneumopathie associée. Tous les patients ont été opérés, l’acte opératoire a consisté en une lobectomie dans tous les cas. L’étude anatomopathologique a confirmé le diagnostic.

Conclusion : l’ELC est une cause fréquente de DRNN. L'imagerie constitue la première étape diagnostique. la confirmation du diagnostic est histologique.


P14 - INTERET DE L’IMAGERIE DANS LES TUMEURS INTRA-VENTRICULAIRES DE L’ENFANT : ETUDE DE 24 CAS

Zrig A., Besbes H., Mraidha K., Elmhabrech H., Mnari
W., Kilani M., Dermoul M., Hattab N., Salem R., Golli M. (Monastir, Tunisie)

Objectifs : Analyser les particularités radiologiques des tumeurs intraventriculaires chez l'enfant.

Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 24 cas de tumeurs intra-ventriculaire traitées au service de neurochirurgie de l’EPS de Monastir chez les enfants d’âge inférieur à 16 ans sur une période de 28 ans. La TDM était pratiquée dans tous les cas et L’IRM dans 11 cas.

Résultats : L’âge moyen de nos malades était 9,2 ans. Le sexe ratio était 0,8 (11 garçons et 13 de filles). L’HTIC était la manifestation clinique la plus fréquente. La TDM et L’IRM montraient une hydrocéphalie chez tous nos malades. La taille de ces tumeurs variait de 0,6 cm à 9cm. Les ventricules (V) touchés étaient: V3 (n=3), V4 (n=10) et les ventricules latéraux (n=11). L’imagerie était évocatrice du type histologique dans la majorité des cas. Les types histologiques les plus fréquents étaient: l’épendymome (n=8), les tumeurs gliales (n=6) et le médulloblastome (n=5). Le recul moyen post-thérapeutique était de 4,9 ans. L’imagerie de contrôle montrait une exérèse incomplète dans 3 cas et des complications dans 4 cas.

Conclusion : Le diagnostic de tumeurs intra-ventriculaire repose sur l’imagerie qui est essentielle au bilan d’extension.

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